(Moscou) L’ancien président russe Dmitri Medvedev s’est exprimé mercredi sur l’utilisation d’armes nucléaires, écartant par avance la possibilité de sanctions contre Moscou par la justice internationale alors que la Cour pénale internationale (CPI) enquête sur les crimes de guerre présumés commis en Ukraine
Publié à 06h19
“L’idée même de punir un pays qui possède le plus grand arsenal nucléaire au monde est absurde en soi. Et cela constitue potentiellement une menace pour l’existence de l’humanité”, a écrit l’actuel vice-président du puissant Conseil de sécurité russe sur son profil Telegram.
Il s’en est ensuite pris aux Etats-Unis, accusés de vouloir traduire la Russie devant les juridictions internationales, alors que Washington n’a jamais été puni pour ses guerres à travers le monde, qui, selon lui, ont fait 20 millions de morts.
M. Medvedev a été président de 2008 à 2012, lorsque Vladimir Poutine a brièvement quitté le Kremlin en raison des limites du mandat présidentiel pour diriger le gouvernement.
Autrefois considéré comme une figure modérée, Dmitri Medvedev, qui a été Premier ministre de 2012 à 2020, s’est imposé depuis le début de l’offensive russe en Ukraine comme l’un des plus féroces détracteurs des pays occidentaux.
Désormais adepte des déclarations sensationnalistes, il a par exemple qualifié les opposants de la Russie de “bâtards” et de “dégénérés”.
La Cour pénale internationale (CPI) enquête actuellement sur des crimes de guerre présumés commis en Ukraine.
La Russie nie systématiquement tous les exactions dont sont accusées les forces russes : bombardements de civils, exécutions sommaires, viols, etc. Et elle, pour sa part, accuse l’Ukraine de crimes de guerre.
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