France

L’Assemblée adopte le projet de loi tel qu’amendé par le Sénat

Les députés ont voté en faveur du projet de loi, qui ramène la possibilité d’un test aux frontières dans une nouvelle variante dangereuse. La France récalcitrante a annoncé vouloir reprendre le Conseil constitutionnel dans les prochains jours.

Comme un soulagement pour le gouvernement. L’Assemblée nationale a finalement voté ce lundi après-midi le projet de loi Covid-19 par 184 voix contre 149. Le Sénat doit désormais adopter définitivement le texte mardi.

Après le camouflet infligé par l’opposition à l’exécutif mi-juillet, le jetant hors de l’article 2 et de sa principale disposition, le possible retour de l’écart sanitaire aux frontières et entre la métropole et l’outre-mer et la Corse, le Sénat a joué le rôle de négociateur carte avec le gouvernement.

LR satisfait de ce texte

Au menu de ce texte largement revu par la chambre haute, désormais adopté par le Palais-Bourbon, il y a déjà un test PCR obligatoire aux frontières en cas de variante dangereuse et la possibilité de réintégrer immédiatement les personnels de santé non vaccinés puisqu’il y aura ne plus être “raison médicale” pour exiger la vaccination obligatoire de leur part.

Les députés LR ont salué ce compromis, tout comme Philippe Gosselin, qui y voyait “un texte qui n’a rien à voir avec les versions précédentes”. De quoi pousser l’élu RN Thomas Menaget à dire “le gouvernement a prévu un stratagème avec LR au Sénat pour forcer ses mesures”.

LFI doit capter les anciens

La France récalcitrante a, pour sa part, regretté le rétablissement de la possibilité d’exiger un certificat sanitaire pour les déplacements entre la France et les territoires d’outre-mer et annoncé vouloir saisir le Conseil constitutionnel.

“Le Parlement n’a pas été bloqué, la démocratie n’a pas été entravée et les anti-vaccins n’ont pas gagné”, a salué Sasha Houllier, présidente de la commission des lois.

Même histoire du ministre de la Santé. “Le texte entérine la fin de l’urgence sanitaire, tout en maintenant les dispositions minimales pour protéger les Français”, a déclaré François Brun.