Les parents d’un enfant handicapé sont en colère contre le camping Prévert de Cookshire-Eaton, une ville de l’Est, qui prétend avoir refusé de construire une terrasse adaptée aux besoins de leur fils.
Il y a un mois, Paul Couture entreprenait la construction d’une galerie de 26 pieds sur 14 pieds adaptée à la condition de son fils de 16 ans, Zachary, atteint de la myopathie de Duchenne.
De cette façon, le père voulait permettre à son fils de se déplacer librement et de profiter des espaces communs comme les autres membres de la famille.
Cependant, la profondeur de la galerie mesurée par la remorque dépasse la limite permise de quatre pieds, soit dix pieds.
Contrairement aux affirmations du couple, les administrateurs du camp affirment n’avoir jamais donné aux parents le droit de faire le travail.
Le président du conseil d’administration, Marcel Bison, a insisté sur le fait qu’il agissait de bonne foi sur cette question et que les parents seraient libérés, à condition qu’ils soient munis d’un certificat d’une autorité médicale justifiant la nécessité de construire une cour plus grande que autorisé.
Selon l’Office québécois des personnes handicapées, le camping pourrait outrepasser ses droits.
“Nous pensons que l’utilisation d’un certificat médical ne devrait être exigée que s’il existe des motifs raisonnables de douter de l’incapacité et de la nécessité d’un tel hébergement”, a déclaré l’organisation.
Comme s’en plaignent d’autres touristes saisonniers, la direction veut simplement se protéger de toute autre demande de libération qui serait injustifiée.
Les campeurs rencontrés sur le site par TVA Nouvelles disent ne pas être contre un tel soulagement, compte tenu de la condition physique et médicale du jeune Zahari.
De son côté, la ville de Kukshire-Eaton a annoncé que c’est le camping qui doit faire la demande de permis de construire auprès de la municipalité au nom de ses locataires saisonniers.
Add Comment