France

Le Conseil constitutionnel approuve le nouveau projet de loi santé

Il a donné le feu vert. Le Conseil constitutionnel a approuvé, samedi 30 juillet, le nouveau projet de loi sanitaire. Finalement adopté par le parlement mardi, ce texte met fin à partir de dimanche au pass sanitaire et autres mesures d’urgence contre le Covid-19. Cependant, sa promulgation a été brièvement interrompue en raison d’une plainte déposée par 60 députés de La France insoumise (LFI).

Décision n° 2022-840 DC du 30 juillet 2022 [Loi mettant fin aux régimes d’exception créés pour lutter contre l’épidémie liée à la covid-19] Conformité pic.twitter.com/ROY2rJcH28

— Conseil Constit (@Conseil_constitut) 30 juillet 2022

“Les sages du Conseil constitutionnel avaient alors huit jours pour se prononcer sur le texte, car il s’agissait d’une révision urgente. Ils l’ont fait en deux fois moins de temps”, explique Le Parisien, qui précise que “l’audience s’est tenue jeudi après-midi”. Les députés LFI estiment que les territoires d’outre-mer ont fait l’objet d’une différence de traitement “injustifiée”. Ils ont donc saisi le Conseil constitutionnel.

En effet, ce texte permet le rétablissement éventuel du contrôle sanitaire aux frontières, par un test de dépistage négatif au Covid, en cas d’émergence d’une nouvelle variante particulièrement dangereuse. Et le même dispositif pourrait s’appliquer aux déplacements depuis la métropole vers les collectivités d’outre-mer, par exemple “en cas de risque de saturation” de leur système de santé. Alors que vers la métropole, il peut être nécessaire dans une nouvelle option dangereuse. Selon eux, cela représente une “différence de traitement importante selon le lieu d’origine du voyage”.

Renvoi d’affaire n° 2022-841 DC au 29 juillet 2022.

Loi portant diverses dispositions d’adaptation à la législation de l’Union européenne relative à la prévention de la diffusion de contenus terroristes en ligne – saisine par plus de 60 députés pic.twitter.com/QNzGuduiBI

— Conseil Constit (@Conseil_constit) 29 juillet 2022

Mais les anciens ont trouvé ces dispositions contestées constitutionnelles. “Le principe d’égalité n’empêche pas le législateur de régler différemment des situations différentes, ni de déroger à l’égalité pour des raisons d’intérêt général, pourvu que dans l’un et l’autre cas la différence de traitement qui en résulte soit directement liée à l’objet de la loi qui l’établit” , souligne le Conseil constitutionnel.