France

Le Conseil constitutionnel donne son feu vert malgré des réserves “inédites”

La Chambre des représentants des États-Unis a approuvé vendredi les deux textes de loi relatifs au pouvoir d’achat, malgré plusieurs réserves.

Le Conseil constitutionnel a donné son feu vert. Repris par plus de 120 députés et sénateurs de gauche, les Sages ont confirmé vendredi avec de nouvelles réserves les deux textes de la loi sur le pouvoir d’achat. Avec ces deux décisions rendues vendredi, ils ont également confirmé sous “réserves d’interprétation” la suppression de la redevance audiovisuelle.

Concernant le projet de loi portant mesures d’urgence pour la protection du pouvoir d’achat, le Conseil constitutionnel a émis des réserves “inédites” sur la mise en service d’un terminal méthanier près du Havre et sur le relèvement du plafond des émissions de gaz à effet de serre de certaines installations produisant de l’électricité à partir d’énergies fossiles.

Impact possible sur l’environnement

Selon le Conseil constitutionnel, ces dispositions sont “susceptibles de porter atteinte à l’environnement”.

Et “sauf dérogation à la Charte de l’environnement, ces dispositions ne peuvent trouver application qu’en cas de menace grave pour la sécurité d’approvisionnement en gaz” et “d’atteinte à la sécurité d’approvisionnement en électricité sur tout ou partie du territoire national”, précise-t-il. déclare Le Conseil.

Les Sages ont ajouté que “la préservation de l’environnement doit être poursuivie de la même manière que les autres intérêts fondamentaux de la nation”, une “réserve d’interprétation formulée en termes nouveaux”, ont-ils déclaré dans un communiqué de presse. Concernant la relance des centrales électriques utilisant des combustibles fossiles, le Conseil a défini une “obligation de compensation des émissions de gaz à effet de serre”.

Des députés dissidents et écologistes, au cœur de la plainte, estiment que ces dispositions violent la Charte de l’environnement de 2004, qui fait partie du préambule de la Constitution.

Réserves sur la suppression de la redevance

S’agissant du projet de loi de régularisation des finances, deuxième volet du projet de loi sur le pouvoir d’achat, le Conseil constitutionnel, saisi par l’intergroupe Nupes et les sénateurs socialistes, a jugé que la suppression de la redevance prévue pour la production audiovisuelle était “susceptible d’affecter la garantie des ressources de un secteur audiovisuel public, qui constitue un élément de son indépendance».

Les sages ont ordonné au gouvernement de “fixer le montant de ces recettes afin que les entreprises et les établissements audiovisuels publics puissent remplir les missions de service public”.

Les députés du Nupes ont estimé dans leur plainte que le mécanisme de financement alternatif proposé (affectation d’une partie de la TVA) « ne permet pas de garantir la sécurité du financement des établissements audiovisuels.

En revanche, les plaintes concernant la monétisation des RTT et le plafonnement d’Arenh ont été rejetées.