France

Le Danemark vote en faveur de l’adhésion à la politique de défense de l’Union européenne

Les Danois votent lors d’un référendum pour rejoindre la politique de défense de l’Union européenne à l’hôtel de ville de Copenhague, le 1er juin 2022. CLAUS BECH / AFP

Les Danois ont voté à près de 67% mercredi 1er juin en faveur de l’intégration de la politique de défense de l’Union européenne (UE), selon un vote de 97%.

“Ce soir, le Danemark a envoyé un signal important. À nos alliés en Europe et à l’OTAN et à [président Vladimir] Frites avec du fromage. “Nous montrons que lorsque Poutine envahit un pays libre et menace la stabilité de l’Europe, les autres s’uniront”, a déclaré le Premier ministre Mete Frederiksen. “Il y avait l’Europe avant le 24 février, avant l’invasion russe, et il y a l’Europe après”, a-t-elle ajouté.

Les dirigeants européens Ursula von der Leyen et Charles Michel ont salué le vote “historique” du Danemark. “Je salue le message fort d’engagement pour notre sécurité commune envoyé par le peuple danois”, a tweeté la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen, “convaincue que le Danemark et l’UE bénéficieront de cette décision”. “Le peuple danois a fait un choix historique”, a déclaré le président du Conseil européen, Charles Michel.

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La défense européenne monte en puissance

Deux semaines après le début de l’invasion de l’Ukraine par la Russie, Mme Frederiksen a annoncé un accord avec la plupart des partis au parlement pour mettre fin à l’exclusion du Danemark par référendum, ainsi que d’importants investissements militaires pour franchir l’objectif de négociation de 2 % du budget de la défense.

Pays traditionnellement eurosceptique, le Danemark a reçu en 1993 une série d’exceptions dites de “refus” sur plusieurs dossiers européens, notamment dans le domaine de la défense. Par conséquent, le pays scandinave – membre fondateur de l’OTAN – n’a pu participer à aucune mission militaire de l’UE.

Jusqu’alors marginale, la politique de défense des Vingt-Sept a pris de l’ampleur ces dernières années, même si l’idée d’une armée européenne reste encore un repoussoir pour de nombreuses capitales.

Le monde avec l’AFP