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Le déclin drastique que pourrait connaître la population mondiale d’ici 2100

La population mondiale connaîtra-t-elle une forte baisse d’ici la fin du siècle ? C’est le sombre pronostic d’un économiste de HSBC, rapporté par Les Echos. En juillet, cependant, l’Organisation des Nations Unies (ONU) a annoncé des chiffres en hausse, prédisant que le chiffre de huit milliards d’habitants serait dépassé d’ici le 15 novembre 2022. Un chiffre multiplié par 3,2 en 70 ans et appelé à augmenter encore les années suivantes jusqu’à ce que atteignant son apogée en 2092 avec 2,5 milliards d’habitants supplémentaires sur la planète. Oui, mais maintenant, ces prédictions ne seront pas vraies, selon James Pomeroy.

L’économiste penche plutôt pour la thèse inverse, avec le déclin démographique : “La probabilité que la taille de la population mondiale commence à décliner dans les vingt prochaines années est beaucoup plus élevée que ce que nous prévoyions initialement”, a-t-il lancé dans ses recherches. L’économiste a relevé un pic qui n’a pas été atteint à la fin du siècle, mais plutôt en 2043. A l’appui de son hypothèse, James Pomeroy s’est appuyé sur le taux de natalité de la population. À mesure que la population vieillit, elle diminue, ce que l’ONU a confirmé, citant un taux de 2,1 en 2050, contre 2,3 l’année dernière.

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La moitié de la population européenne à 50 ans ?

Avec une natalité en forte baisse (ce qui est la tendance actuelle) et une population vieillissante, et donc une mortalité en hausse, les deux courbes pourraient se croiser entre 2080 et 2090. Ainsi, rappelle James Pomeroy, pas 10 milliards d’individus à la fin de siècle, mais plus de 4 milliards bientôt. Un nombre divisible par plus de deux ! Cette baisse de la natalité s’explique par de nombreux facteurs, comme le souligne le rapport HSBC, l’âge moyen de la grossesse étant repoussé dans des sociétés où les femmes entrent plus tardivement sur le marché du travail, mais aussi des loyers trop élevés dans les pays riches ou encore de moins en moins familles nombreuses.

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Et le Covid-19 n’a pas aidé. Si le scénario de référence de l’ONU est supérieur à 10 %, la tendance actuelle flirte avec les 4 %. Il y a des exceptions, comme en Afrique ou en Asie le taux de natalité ne baisse pas. Mais plus généralement, dans les pays développés ou en développement, les scénarios divisent la peur parfois en deux de la natalité. L’alerte est même donnée en Europe, selon James Pomeroy, où “la population aura diminué de moitié avant 2070” si les niveaux actuels sont suivis. Avec plus de 67 millions d’habitants aujourd’hui, la France pourrait se retrouver avec 62,3 millions selon ces projections. La Chine pourrait également perdre plus d’un milliard d’habitants, tandis que l’Inde en gagnera plus de 1,5 milliard. Seul éclaircissement du tableau selon l’économiste, la diminution de la population mondiale serait une bonne nouvelle pour le réchauffement climatique.

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