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le dernier réacteur de la centrale nucléaire de Zaporozhye a été arrêté

Un incendie provoqué par un bombardement serait à l’origine de cet arrêt, selon l’opérateur ukrainien Energoatom. Emmanuel Macron s’est entretenu avec le président ukrainien à ce sujet.

Dans le sud de l’Ukraine, le dernier réacteur en activité de la centrale nucléaire de Zaporizhzhia, la plus grande d’Europe et occupée par les forces russes, a été mis hors service lundi 5 septembre, a annoncé l’opérateur public ukrainien Energoatom.

“Le réacteur numéro 6 a été arrêté et déconnecté du réseau”, a déclaré Energoatom sur Telegram, citant un incendie “qui s’est déclaré à cause d’un bombardement” et a endommagé une ligne électrique reliant cette unité au réseau ukrainien.

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Ce réacteur était le seul en fonctionnement des six tranches de cette centrale. Samedi, l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), dont les experts sont sur le terrain, a déjà annoncé l’arrêt du réacteur numéro 5, également en raison d’une ligne électrique endommagée après un bombardement. Les quatre réacteurs restants de Zaporozhye sont à l’arrêt depuis des semaines.

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Cette centrale nucléaire a été évoquée lors d’un entretien entre Volodymyr Zelensky et Emmanuel Macron, qui “ont rappelé l’urgence de préserver la sûreté et la sécurité des installations nucléaires, qui ne peuvent être atteintes que par le retrait des forces russes”.

L’interview intervient après la visite jeudi d’une délégation de l’AIEA au siège, au cœur des tensions entre Kyiv et Moscou depuis des mois et dont le site a été bombardé à plusieurs reprises, faisant craindre une catastrophe. Pendant plusieurs semaines, Russes et Ukrainiens se sont mutuellement accusés de ces attentats.

Dirigée par le directeur général de l’AIEA, Rafael Grossi, la majeure partie de la mission a quitté le siège ce jour-là. Sur les six experts restant sur place, quatre sont partis lundi matin, tandis que deux autres devraient y rester en permanence, a indiqué Energoatom dans un communiqué séparé.

Dotée de six réacteurs de 1 000 mégawatts chacun, cette centrale est tombée aux mains des troupes russes en mars, peu après le début de l’invasion de l’Ukraine.

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