La préfecture de Gironde annonce que l’incendie de la Teste-de-Bouche a été “réparé” ce samedi. L’autre incendie, près de Landiras, a été « maîtrisé » mais fait toujours l’objet d’une surveillance renforcée.
Après 11 jours de luttes acharnées, l’incendie qui a ravagé 7 000 hectares de forêt à La Teste-de-Buch, près du bassin d’Arcachon, a été “réparé”, contrairement à l’autre grand incendie girondin déclaré le 12 juillet, près de Landiras ( sud), qui pourtant ne progresse plus.
“Tous les habitants évacués” par précaution de La Teste-de-Buch sont désormais “autorisés à regagner leur domicile, avec le soutien de la police nationale”, a également indiqué la préfecture dans un communiqué.
Au total, ces “mégafeux” ont consumé près de 21 000 hectares de forêt en Gironde depuis le 12 juillet et contraint plus de 36 000 habitants ou vacanciers à évacuer leurs hébergements, dont 6 000 vacanciers évacués des campings de la très touristique Dune du Pilate, qui ont ensuite été détruits. par les flammes.
Les incendies n’ont fait aucune victime, ont indiqué les autorités.
A Landiras, une trentaine de foyers sont encore actifs
A Landiras, à une quarantaine de kilomètres au sud de Bordeaux, l’incendie, qui a brûlé 13.800 hectares de forêt, “n’est toujours pas maîtrisé” “en raison du risque de résurgence”, a précisé la préfecture. Ce feu est toujours considéré comme “limité”.
“Une trentaine de maisons restent en activité, la surveillance de ce massif, le traitement des lisières et la reprise du feu, ainsi que les travaux de construction se poursuivent”, indique le communiqué.
“La situation continue de s’améliorer”, a indiqué la préfecture.
Deux Canadairs et deux hélicoptères anti-incendie restaient mobilisés alors que 1.300 pompiers étaient encore à pied d’œuvre vendredi sur les deux sites, même si désormais “des colonnes de pompiers hors zone reviennent progressivement dans leur service”.
Plus de progression du feu
Les pompiers disent que le feu est “fixé” alors qu’ils pensent qu’il ne durera pas. Ensuite, il est “sous contrôle”, puis “éteint”, puis il doit être “surveillé”.
Selon le préfet de Gironde Fabien Buccio, qui s’est exprimé vendredi soir, déclarant ces deux feux éteints “ce sera une autre affaire, cela prendra du temps”.
Si tous les évacués de la zone de La Teste-de-Buch peuvent désormais rentrer chez eux, ce que certains ont été autorisés à faire jeudi par la préfecture, un peu moins d’un tiers des 16 000 personnes évacuées des communes de la zone de Landiras, n’ont pas encore été informées. le feu vert pour revenir.
Mais “les autorités continuent d’étudier secteur par secteur (leurs) options de réinsertion”, a assuré la préfecture.
“Préparer la sortie de crise”
Samedi après-midi, les habitants de quatre communes du secteur – Le Tuzan, Balizac, Saint-Léger-de-Balson et Saint-Symphorien (hors cinq communes) – ont pu rouvrir leurs volets. Dans la matinée, ceux de Cazo, la commune de La Teste-de-Bouche, évacuée le 14 juillet, ont déjà réussi à regagner leur domicile.
La préfecture a également ré-autorisé la navigation de plaisance dans la partie ouest du lac de Cazzo-Sanguine et dans le passage sud à l’entrée du bassin d’Arcachon.
Le préfet doit réunir lundi élus et acteurs économiques des deux secteurs touchés pour “préparer la sortie de crise sur le plan économique”.
L’agence régionale de santé Nouvelle-Aquitaine a indiqué vendredi qu’après les premières données, “l’impact sanitaire des incendies apparaît très modéré sur la population générale”. Elle se dit prudente car les données analysées ne couvrent pas le secteur de la médecine libérale, qui a pu être sollicité.
Des ressources “suffisantes”
Les fumées des “mégafeux” de Gironde ont été ressenties mardi dans certaines régions de France, notamment jusqu’à Paris, affectant la qualité de l’air.
Face à l’ampleur de la crise et au début d’une polémique sur les moyens de lutte contre les incendies de forêt en France, le président Emmanuel Macron s’est rendu mercredi en Gironde, où il a souligné que la France devait se doter de “plus” d’avions de lutte contre les incendies.
Selon le président de la République, les 22 avions de la Défense civile étaient “suffisants ces dernières années. (…) Avons-nous besoin de plus ? La réponse est oui”.
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