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Le gouvernement fédéral veut rendre le sport plus sécuritaire pour les athlètes

Afin de protéger les athlètes canadiens contre les abus, le gouvernement fédéral resserrera ses critères de financement des organisations sportives.

Publié à 12h52 Mis à jour à 14h51

Alice Girard-Bose La Presa

“Ces derniers jours, mois, semaines, il y a eu de nombreuses allégations de mauvais traitements et de mauvais traitements qui ont fait la une des journaux semaine après semaine. Ce sont des choses difficiles à lire, mais qui doivent nous mobiliser collectivement pour trouver des solutions », a déclaré Pascal Saint-Onge, ministre des Sports et ministre du Développement économique du Canada pour les régions du Québec devant une conférence de presse dimanche. Matin.

Les organisations sportives devront désormais s’assurer qu’elles respectent les normes de sécurité si elles veulent un financement fédéral. Ils seront notamment amenés à rejoindre le Commissariat à l’intégrité du sport.

Le Bureau travaillera de manière indépendante pour recevoir les plaintes de violations alléguées. Si nécessaire, il lancera des enquêtes indépendantes et recommandera des sanctions à l’encontre des personnes reconnues coupables d’actes répréhensibles.

« Cette révision est essentielle. Cela nous permettra de renforcer notre capacité à effectuer des suivis et des inspections pour nous assurer que les normes sont respectées par les organismes », a déclaré Mme St-Onge.

Sports Canada mettra également sur pied un comité d’athlètes pour accroître leur représentation dans le système sportif. Ce comité permettra aux organismes de recevoir des conseils et de mieux comprendre la réalité des athlètes canadiens.

Photo de Graham Hughes, Presse canadienne

David Shoemaker, directeur général et secrétaire général du Comité olympique canadien

Par ailleurs, le Comité olympique canadien a annoncé samedi un investissement de 10 millions de dollars dans des initiatives de sécurité sportive. « Nous nous engageons à travailler avec les athlètes, les dirigeants sportifs et les autres parties prenantes pour nous assurer que cet investissement a le maximum d’impact », a déclaré dimanche David Shoemaker, PDG et secrétaire général du Comité olympique canadien.

“Situations inacceptables”

“Nous avons tous été témoins des nombreuses révélations faites par les sportifs ces derniers mois. Je tiens à féliciter une fois de plus leur courage. La force de leur discours est celle qui met l’accent sur des situations inacceptables qui nous forcent […] être meilleur et faire mieux. “Je suis convaincu que ces sorties étaient essentielles pour briser la culture du silence”, a déclaré le ministre.

Début mars, une lettre signée par plus de 60 athlètes a été envoyée au conseil d’administration de Bobsleigh Canada Skeleton (BCS), alléguant des problèmes de culture, de sécurité, de transparence et de gouvernance.

Fin mars, un groupe de plus de 70 gymnastes canadiens a publié une lettre ouverte demandant au gouvernement d’enquêter de manière indépendante sur “la culture toxique et les pratiques abusives qui continuent d’exister dans le monde de la gymnastique au Canada”.

En mai, Daniel Trépanier, directeur de la haute performance à Boxe Canada, a été ouvertement accusé par plus de 100 signataires de « nourrir une culture toxique » dans le cadre du programme national.

Au printemps 2018, il est allégué que huit jeunes joueurs de hockey ont abusé sexuellement d’une jeune femme dans une chambre d’hôtel. Le viol collectif aurait eu lieu quelques heures après un gala organisé par Hockey Canada. Le 20 avril, la jeune femme a intenté une poursuite contre les huit joueurs, la ligue elle-même et Hockey Canada. La poursuite indique que Hockey Canada “a ignoré ou n’a pas réagi raisonnablement à l’abus”. Un règlement confidentiel à l’amiable a été conclu entre Hockey Canada et la victime présumée à la fin mai.

Selon Mme St-Onge, les entraîneurs, le personnel et les organisations doivent “fournir un environnement sain et exempt d’abus et d’abus”.

Avec Nicholas Richard, La Presse, La Presse canadienne et l’Agence France-Presse