France

le gouvernement veut faire face aux arrêts de travail causés par les téléconsultations

Dans une interview à JDDLe ministre de l’Action et des Comptes publics, Gabriel Attal, a dévoilé plusieurs mesures envisagées pour mieux lutter contre la fraude sociale.

Le gouvernement veut indemniser les suspensions de travail effectuées par téléconsultation lorsqu’elles ne sont pas délivrées par le médecin traitant, a annoncé le ministre de l’Action et des Comptes publics Gabriel Atal dans un entretien au Journal du Dimanche.

“Ces jugements rendus par vidéo par un médecin qui n’est pas médecin traitant ne seront plus remboursés par la sécurité sociale”, a indiqué le ministre, levant le rideau sur l’une des mesures du projet de budget de la sécurité sociale à abroger. Lundi Attal a motivé ce remboursement “pour éviter que certains fassent des consultations en ligne en chaîne jusqu’à ce qu’ils trouvent celui qui leur accordera un arrêt maladie”.

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« On a vu exploser les arrêts maladie accordés en téléconsultation par un spécialiste non médecin. C’est près de 100 millions d’euros pour l’année dernière”, explique le locataire de Bersi.

Plus généralement, dans son entretien au JDD, Gabriel Atal insiste sur la lutte contre la fraude sociale, un salut aux députés LR, dont le vote peut être valorisé lors de l’examen des budgets de l’Etat et de la sécurité sociale au parlement. Ainsi, le ministre promet de “renforcer les pouvoirs des enquêteurs cyber des caisses de sécurité sociale” qui pourront “identifier un professionnel qui ne déclare qu’une activité rémunérée, mais propose ses services en tant que freelance dans Leboncoin sans les déclarer”. “Les fraudeurs seront désormais non seulement condamnés à une amende mais devront également payer leurs frais de dossier car les Français en ont assez de payer pour eux”, a ajouté le ministre.

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Gabriel Atal a également mis en avant “la fraude à la TVA” qui coûte au gouvernement “23 milliards d’euros par an”. Pour enrayer ce phénomène, il précise que les administrations auront “la capacité de retirer le numéro de TVA d’une entreprise en cas de soupçon grave de fraude”. Parmi les pistes de réflexion figure la “facturation électronique entre entreprises”, qui a permis à l’Italie, selon le ministre, “de récupérer 2 milliards d’euros dès les premières années”.

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