Taxer les spéculateurs immobiliers qui achètent un terrain et le détiennent jusqu’à ce qu’il prenne de la valeur sans rien construire dessus : c’est l’une des solutions proposées par le maire de Laval, Stéphane Boyer, à l’ouverture du sommet sur le développement domiciliaire qui a réuni 400 les gens de sa ville vendredi.
Publié à 10h39
Isabelle Ducasse La Presse
« J’ai appris dans mon cours d’économie qu’il faut taxer les comportements indésirables, alors pourquoi ne pas taxer ceux qui ont des terres mais ne construisent pas ? a demandé M. Boyer dans son discours de bienvenue aux participants à la réunion.
Le maire de Laval a rappelé que les propriétaires de terrains vacants reçoivent souvent un changement de zonage de leur municipalité, faisant monter en flèche la valeur de leurs propriétés. “Mais cela ne crée pas d’emplois et ne résout pas la pénurie de logements”, dit-il.
Les participants au Sommet de l’habitation, dont plusieurs élus municipaux, se réunissent pour discuter des pistes de solutions à la crise de l’habitation qui sévit au Québec.
Mais malgré les solutions qui peuvent être proposées par les municipalités, notamment dans leur réglementation, « l’aiguillon de la guerre, c’est que le gouvernement du Québec investit davantage dans le logement social parce que c’est ultimement sa responsabilité », a déclaré la mairesse de Montréal Valérie Plante. table ronde dans le cadre de l’événement.
“Le logement social n’est pas une dépense, c’est un investissement”, a-t-elle ajouté.
Le maire de Montréal a même fait le lien entre la vague de violence armée qui sévit dans la métropole et la crise du logement, soulignant le fait qu’offrir à chacun un toit décent peut être considéré comme un outil de prévention.
Le sommet se poursuit toute la journée de vendredi.
Add Comment