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Le manque de policiers inquiète Montréal

L’explosion des heures supplémentaires obligatoires causée par le manque de personnel inquiète la Fraternité des policiers de Montréal, qui demande à la Ville d’agir.

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“Nous sommes soucieux de la santé de nos membres. Il y a de graves conséquences à être extrêmement fatigué et à devoir prendre des décisions en quelques secondes pour protéger sa vie ou celle des citoyens », a déclaré Yves Frankier, président du syndicat de la police.

Selon lui, certains quartiers de l’île de Montréal sont plus touchés que d’autres par le manque de personnel. Il préfère ne pas divulguer ces zones plus ouvertes pour des raisons de sécurité. Néanmoins, il cite l’exemple d’un policier qui a dû travailler 17 heures par jour pendant deux jours d’affilée, combinant des quarts de soir et de nuit.

24 heures sans dormir

“Si je compte le voyage, c’était presque 24 heures sans dormir. C’est problématique », a déclaré M. Frankier.

Selon ce dernier, si auparavant les heures supplémentaires obligatoires (OTS) étaient “occasionnelles”, elles sont devenues “systématiques” car le manque de policiers est criant.

Il craint que 34 policiers aient démissionné depuis janvier, a-t-il dit. Et n’embaucher que des retraités remplaçants, a ajouté M. Frankier, qui estime qu’environ 160 nouveaux retraités viendront cette année.

Ainsi, préoccupée par cette pénurie « généralisée » de main-d’œuvre à l’approche des vacances d’été, la Confrérie contacte la direction et suggère que les policiers soient appelés en congé lorsque des pénuries de main-d’œuvre sont prévues.

“Vu le manque d’effectifs partout, on sait déjà qu’à un tel poste, dans une telle équipe, il y a tellement de policiers en congé maternité ou parental, tellement en arrêt maladie”, a expliqué M. Frankier.

Très cher

Selon lui, si on réduit les heures supplémentaires obligatoires, “les policiers seront plus vigilants et moins susceptibles de se blesser”.

“Il ne s’agit pas seulement de qualité de vie et de respect (équilibre travail-vie personnelle), mais aussi de santé et de sécurité au travail”, peut-on lire dans une note interne de la Confrérie, dont Le Journal a reçu copie.

Très coûteuse, la solution proposée par la Confrérie n’est généralement pas préférée par la direction : un policier appelé alors qu’il est en permission ou en congé perçoit en réalité une double rémunération.

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