« Le procureur considère que l’enquête puis l’information judiciaire ont permis de caractériser et de préserver, aux dépens des deux prévenus, ce crime, qui mérite un débat public et polémique devant la juridiction d’affectation du département et pour lequel une peine de prison à vie a été prononcée. fait”, a écrit le procureur à Frédéric Chevalier dans un communiqué.
Si le juge d’instruction décide de se conformer à ces exigences, “une audience serait possible courant 2023, sous réserve d’éventuels recours”, soit 36 ans après les faits, a précisé le magistrat.
Trente et un ans plus tard
Les enquêteurs avaient retracé les parents, jusqu’alors inconnus, de la petite Inas, surnommée “La petite martyre de l’A10”, grâce à un échantillon ADN prélevé sur son frère, arrêté en 2016 dans une affaire de maltraitance. Après comparaison avec le Fichier National Automatisé ADN (FNAEG) une concordance a été révélée avec des traces ADN sur les vêtements et la couverture dans laquelle était enveloppé le corps de l’enfant lors de sa découverte le 11 août 1987 dans un fossé d’autoroute à Suèvres (Loir- et-Cher) par deux salariés de la société Cofiroute.
Grâce à l’ADN du frère, les enquêteurs ont pu identifier et retrouver les parents, un couple marocain d’une soixantaine d’années qui avait sept enfants. Les parents ont été inculpés en juin 2018 de meurtre, recel de cadavre et maltraitance habituelle sur mineur de moins de 15 ans.
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