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Le pont de Québec : une impasse, évaluée à 4 millions

Langues déliées dans le dossier pont du Québec. Jeudi, Radio-Canada révélait l’existence d’une entente entre le Canadien National et Ottawa pour confirmer l’achat de l’infrastructure par le gouvernement fédéral.

Cette entente a été bloquée par Québec, qui a le droit de premier refus en tant que principal locataire du pont.

Selon de nouvelles informations confirmées par Radio-Canada, le gouvernement Legault s’oppose à une augmentation de son loyer annuel, estimé à 4 millions de dollars.

Cacahuètes

Une source proche du dossier a déclaré que la résistance du Québec était incompréhensible à ce stade avancé des négociations.

Québec joue avec l’avenir des infrastructures essentielles pour sauver des cacahuètes!, s’exclame-t-elle.

En tant que locataire principal du pont de Québec, le ministère des Transports (MTQ) verse un loyer annuel de 7 millions de dollars au Canadien National (CN).

Chaque jour, environ 33 000 véhicules empruntent les infrastructures patrimoniales pour traverser le fleuve Saint-Laurent.

Cependant, l’entente entre le CN et le MTQ expire le mois prochain et doit être renégociée.

Le gouvernement fédéral aimerait profiter de cette fenêtre pour acquérir le pont et augmenter le loyer du Québec afin d’assurer la pérennité de l’ouvrage.

Selon plusieurs sources, Ottawa exigera un loyer annuel compris entre 11,2 et 11,7 millions de dollars par année.

Les travaux de restauration du pont de Québec sont estimés à 784 millions de dollars.

Le Québec s’en tient à ses armes

Jeudi, le vice-président du Conseil des finances, Jonathan Julien, a tiré des boulets rouges en direction d’Ottawa en rejetant une offre qui aurait coûté plus de 350 millions au gouvernement du Québec.

Jonathan Julien est vice-président du Conseil du Trésor et ministre de l’Énergie et des Ressources naturelles.

Photo : Radio-Canada / Jonathan Julien

Cette affirmation est fidèle à la réalité, mais ne précise pas que le montant est amorti sur 25 ans avec une indexation annuelle fixée à 2 %.

Avec une inflation à 8%, qui peut condamner une indexation à 2% ? demande notre source.

Joint samedi, le directeur des communications du cabinet du ministre des Transports Jean-François Del Torcchio n’a pas contredit les données obtenues par Radio-Canada.

“Pour nous, c’est au Parti libéral du Canada d’honorer son engagement électoral de récupérer la propriété du pont de Québec et de l’entretenir”, a-t-il déclaré dans un communiqué.