La mesure prendra officiellement effet dans la nuit de vendredi 13 mai à minuit contre samedi 14 mai.
Expliquant que la situation pandémique montre de nombreux signes tangibles d’espoir pour nous emmener de l’autre côté de la vague, le directeur de la santé publique du Québec a expliqué que le port du masque deviendra facultatif dans les lieux publics clos et sera donc un choix personnel basé sur la responsabilité de chacun face à la réalité pandémique.
“Il [le masque] il sera bientôt facultatif et nous pourrons le porter par choix personnel ou pour protéger les autres. »
– Citation du Dr Luke Boylo, directeur national par intérim de la santé publique du Québec
Par conséquent, le Dr Boalo a appelé les Québécois à respecter le choix de ceux qui continueront à le porter en public, ainsi que le choix de ceux qui décideront de ne plus le porter.
Pas partout…
Cependant, le port du masque restera obligatoire dans les transports en commun, les établissements de santé, les cliniques médicales, les CHSLD, lors d’épidémies ou en présence de personnes vulnérables.
L’obligation du port du masque dans les transports en commun est maintenue en raison des difficultés des passagers à gérer les distances entre eux. Il faut également noter que pour plusieurs personnes ces services demeurent leur seul moyen de transport possible, peut-on lire dans un communiqué du ministère de la Santé et des Services sociaux du Québec.
Dans les établissements de santé comme les hôpitaux, les cliniques médicales et les CHSLD, le port du masque demeure obligatoire en raison de la présence importante de personnes vulnérables et comme il est essentiel pour protéger le personnel dont la présence au travail est particulièrement importante en cette période de crise sanitaire. .
Même si le port du masque n’est plus obligatoire […] ce n’est pas une interdiction de son utilisation, a averti M. Boalo. Le port du masque en public reste un geste efficace pour se protéger du COVID-19 et des autres infections respiratoires, insiste la santé publique.
Le port du masque dans les lieux publics reste recommandé pour les personnes vulnérables et les personnes âgées, notamment celles à risque de complications. Il est également recommandé de porter le masque en présence de ces personnes afin de minimiser les risques d’infection, précise le ministère de la Santé et des Services sociaux du Québec.
Les personnes infectées par le COVID-19, mais aussi celles qui présentent des symptômes similaires à la maladie – que leur test rapide soit positif ou non – seront responsables du port du masque dans un lieu public pendant au moins dix jours.
Dans son dernier bilan, la santé publique fait état de 30 nouveaux décès et de 19 hospitalisations de moins au Québec au cours des dernières 24 heures.
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Les soucis continuent
S’il s’agit d’un soulagement pour un grand nombre de Québécois, l’abandon du masque obligatoire dans la plupart des lieux publics demeure une préoccupation, notamment dans les universités. McGill, Concordia et l’Université de Montréal ont choisi de prolonger le port du masque obligatoire sur leurs campus.
Dans le quotidien The Gazette on apprenait hier que la direction de l’Université McGill prolongera la mesure au moins jusqu’au 24 mai, alors qu’à Concordia le masque restera obligatoire pour toute la session d’été, qui se termine le 15 mai. . Il en sera de même à l’Université de Montréal, où la session d’été se termine le 12 août.
Nous sommes aussi inquiets pour les Centrales syndicales du Québec.
La fin du port du masque dans les lieux publics inclut les lieux de travail et nous restons préoccupés par la santé et la sécurité des personnes à risque, des personnes immunodéprimées et des femmes enceintes. Il en va de même pour les personnes qui resteront dans l’incertitude face au virus et à ses conséquences, a déclaré le président de la CSQ, Eric Gingras, dans un communiqué.
Selon la CSQ, même si le masque n’est plus obligatoire dans la plupart des lieux de travail, les employeurs ont l’obligation d’offrir un environnement de travail sécuritaire, rappelle la centrale syndicale.
C’est pourquoi le syndicat pousse au retrait préventif des femmes enceintes, notamment dans les écoles, afin de minimiser les risques d’infection pour elles, comme le recommande l’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ), ajoute la CSQ.
Croyant que le Québec s’apprête à faire un grand pas, la CSQ appelle les employeurs à continuer de fournir des masques aux travailleurs qui souhaitent continuer à en porter.
Les caisses de collecte des masques usagés installées sur les lieux de travail risquent désormais d’être moins remplies.
Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers
Près de deux ans de port obligatoire
Au Québec, l’obligation du port du masque dans les lieux publics fermés est en vigueur depuis le 18 juillet 2020. L’annonce de son retrait était très attendue, surtout après son report à deux reprises le mois dernier. D’abord le 5 avril, puis le 21 avril.
Le Québec est l’une des deux dernières provinces canadiennes où le port du masque demeure obligatoire dans les lieux publics fermés.
La seule autre province qui exige encore cette mesure est l’Île-du-Prince-Édouard. Cependant, Charlottetown a annoncé la semaine dernière que l’engagement prendrait fin le 6 mai.
Une annonce similaire devait être faite à Québec lundi, mais elle ne s’est jamais concrétisée.
Jeudi dernier, le Dr Boalo a annoncé que la mesure resterait obligatoire jusqu’au 14 mai, sans se prononcer sur les suites, se contentant de vouloir continuer à suivre l’évolution de la sixième vague pandémique.
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