France

Le président rejette le gouvernement d’union nationale et exige des “compromis”

Emmanuel Macron fait face à une nouvelle réalité. Mercredi, le chef de l’Etat a “pris en compte” les résultats des élections législatives, qui l’ont privé de la majorité absolue à l’Assemblée nationale. Dans une allocution télévisée, le président a rejeté l’idée d’un gouvernement d’union nationale, promettant de “gouverner et légiférer autrement” afin de trouver des “compromis” avec l’opposition. Un grand vide politique qui sera testé à l’été avec une loi sur le pouvoir d’achat.

Un gouvernement d’union nationale est “à mes yeux injustifié à ce jour”, a poursuivi Macron. “Il est donc possible de trouver une majorité plus large et plus claire pour agir.” Il veut “un dépassement politique”.

TLDR ; On s’embrouille jusqu’à la première crise/blocus. pic.twitter.com/DTPNC51qlt

— Philip Berry (@ptiberry) 22 juin 2022

L’accès à ce contenu a été bloqué afin de respecter votre choix de consentement

En cliquant sur ” J’ACCEPTE », Vous acceptez le dépôt de cookies de services externes et ainsi vous aurez accès aux contenus de nos partenaires

J’ACCEPTE

Et pour une meilleure récompense en 20 minutes, n’hésitez pas à accepter tous les cookies, même pour une seule journée, grâce à notre bouton “J’accepte pour aujourd’hui” dans le bandeau ci-dessous.

Plus d’informations sur la page Politique de gestion des cookies.

Emmanuel Macron a d’abord rappelé qu’il avait remporté l’élection présidentielle sur ce qu’il a qualifié de “projet clair” avec une “légitimité claire”. Regrettant la forte abstention aux législatives, il a relevé “les clivages, les divisions profondes qui traversent notre pays et se reflètent dans la composition de la nouvelle assemblée”.

Il n’y a pas de gouvernement d’union nationale, mais des “compromis”

Le chef de l’Etat a rappelé que la majorité présidentielle restait la “première force politique” de l’Assemblée, mais “aucune force politique ne peut faire des lois toute seule”. Avec une majorité “relative”, Emmanuel Macron a évoqué deux possibilités d’élargissement, “soit en construisant un accord de coalition, soit en construisant une majorité texte par texte”.

Selon le locataire de l’Elysée, les chefs de file de l’opposition, qu’il a reçus, “ont exclu la possibilité d’un gouvernement d’union nationale, qui n’est pas, [ses] yeux, de manière injustifiée à ce jour. « Je crois qu’il est possible de trouver une majorité plus claire et plus large pour agir », a-t-il dit, mais a appelé à un « dépassement politique » pour répondre aux aspirations. [des Français] pour sortir des querelles politiques.” A cet effet, “il faudra clarifier la part de responsabilité et de coopération que les différentes formations de l’Assemblée nationale sont prêtes à assumer”.

Emmanuel Macron réussira-t-il cet exercice d’équilibriste ? Réponse cet été. Le chef de l’Etat a promis “des mesures urgentes pour répondre aux besoins du pays”, avec “une loi sur le pouvoir d’achat et pour que le travail soit mieux rémunéré”, “des premières décisions pour passer au plein emploi”, “un choix énergétique et climatique fort” », « Des mesures d’urgence pour notre santé »… Des projets qu’il exclut du financement « par plus d’impôts ou de dette budgétaire ou environnementale ».