Le salaire horaire moyen a suivi l’inflation, augmentant de 8,1 % en juillet alors que l’indice des prix à la consommation (IPC) a bondi de 7,3 % au Québec, selon les derniers chiffres de Statistique Canada.
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Ces chiffres sont nettement supérieurs à ceux de l’Ontario (4,9 %) et de la moyenne canadienne (5,2 %).
Cette augmentation tient compte de tous les salaires canadiens déclarés comme une moyenne globale.
Cependant, beaucoup voient leurs salaires inchangés, tandis que le pouvoir d’achat des autres diminue.
« Même si le salaire moyen a augmenté nominalement en ligne avec l’inflation, il y a au moins 40 % de la population pour qui cela n’a pas été le cas. Il y a une bonne partie pour laquelle le pouvoir d’achat a diminué », a ajouté le professeur d’économie de l’Université de Québec à Montréal, Philippe Goulet-Coulomb.
L’un des facteurs qui expliquent cette hausse est le taux de chômage particulièrement bas, qui s’établit à 4,2 % au Québec, ainsi qu’au Bas-Saint-Laurent.
Le vieillissement de la population contribue également énormément à ces niveaux.
Le pouvoir des employés a également diminué, laissant la place à des augmentations de salaire plus importantes.
Au Québec, 250 000 postes sont vacants et 60 % de ces postes exigent un diplôme d’études secondaires ou moins, alors que le marché du travail est dominé par des personnes détenant un diplôme postsecondaire ou universitaire, explique l’économiste de l’Institut du Québec Simon Savard.
“Nous sommes dans une situation où peu de gens peuvent travailler. Cela peut créer un frein à l’économie tout en créant de l’inflation [sur laquelle] les banques centrales doivent agir », a noté le Prof.
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