France

le tribunal administratif a suspendu l’autorisation de porter la burqa dans les piscines municipales

La justice a répondu favorablement mercredi à la demande de la préfecture de l’Iser, estimant que le port de l’équipement « porte gravement atteinte au principe de neutralité du service public ».

Réponse favorable à la justice à la demande de la Préfecture de l’Iser. Le tribunal administratif a suspendu ce mercredi une disposition autorisant la burqa dans les piscines municipales de Grenoble. Dans son jugement, le tribunal a estimé que le port de la robe “portait gravement atteinte au principe de neutralité dans le service public”.

Le tribunal a tranché après que le préfet de l’Iser a déposé une « saisine laïque » demandant la suspension de cette mesure controversée. La nouvelle réglementation des piscines, votée à la majorité par le maire de Grenoble Eric Piol, devait initialement entrer en vigueur le 1er juin.

“Excellente nouvelle : suite à notre recours, le tribunal administratif a suspendu le délibéré de la mairie de Grenoble, autorisant la burqa dans les piscines municipales grâce aux instruments de la loi séparatisme réclamée par Emmanuel Macron !”, a tweeté le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin.

“Je suis heureux que la justice ait arrêté l’arrêté municipal de la ville de Grenoble, qui autorise la burqa, vêtement de propagande islamiste. Nous restons vigilants et nos députés vont proposer une loi l’interdisant”, a tweeté Marin Le Pen. .

“Violation du principe de neutralité”

La Cour note que l’article en cause permet aux consommateurs de « déroger à la règle générale sur l’obligation de porter des vêtements moulants afin de permettre à certains consommateurs d’être exemptés de cette règle à des fins religieuses », et ses auteurs « portent ainsi gravement atteinte le principe de la neutralité des services publics ».

Le principe de la demande de la préfecture a été annoncé le 15 mai, à la veille de l’examen par le conseil municipal de Grenoble d’une nouvelle réglementation sur les piscines municipales, ouvrant les portes à la burqa, mais aussi à la baignade seins nus pour les femmes et aux maillots de bain anti-UV pour tous.

Les juges des référés ont rendu leurs verdicts dans la soirée après avoir entendu pendant environ une heure et demie les arguments de divers pays, la préfecture de l’Isère d’une part, la ville de Grenoble, la controversée Alliance Citoyenne et la Ligue des droits de l’homme d’autre part. l’autre lors d’une audience tenue plus tôt dans l’après-midi.