France

Le troisième débat conservateur ennuyeux sans deux candidats de premier plan

Le troisième et dernier débat officiel de la course à la chefferie des conservateurs a commencé mercredi soir à Ottawa, mais avec trois candidats de moins que les intenses joutes verbales de mai, ce qui rend l’exercice ennuyeux en comparaison.

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L’ancien premier ministre du Québec, Jean Charest, n’a pas tardé à viser son principal rival, Pierre Poilievre, sans le nommer. M. Poilievre a de nouveau rejeté l’offre de croiser le fer, quitte à payer une amende de 50 000 $ imposée par le parti.

“Pour un candidat à la direction d’un parti, ne pas participer à un débat, c’est comme un poisson qui refuse de nager dans l’océan”, a déclaré M. Charest dès la première minute de sa première intervention.

Sans public et autour d’une table, M. Charest, Scott Aitchison et Roman Baber ont répondu aux questions de l’animateur Rob Batterson, président du Parti conservateur du Canada (PCC).

Ces derniers ont gardé leur vitrine pour Justin Trudeau, préférant ni s’attaquer ni viser M. Poillievre, le favori de la course.

Malgré le profil bas de ce dernier événement, il y a eu des discussions sérieuses sur l’environnement, la congestion des aéroports et la guerre en Ukraine.

La candidate Leslyn Lewis, connue pour ses positions sociales conservatrices, en particulier anti-avortement, a également brillé par son absence. Elle n’a pas fait acte de présence justement parce que l’avortement n’était pas au menu.

Le maire de Brampton, Patrick Brown, a été expulsé de la course il y a environ un mois en raison d’allégations de financement illégal. M. Brown a l’intention de contester la décision du parti.

Environ 678 000 membres du PCC connaîtront leur prochain dirigeant le 10 septembre.