Tout en reconnaissant que son administration doit poursuivre son travail de persuasion, Bruno Marchand s’est dit satisfait de constater que le soutien au tramway avait légèrement augmenté – de 41% à 44% – selon un sondage Léger publié lundi.
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En effet, une hausse de trois points a été enregistrée par rapport à une autre enquête de la même entreprise en janvier 2022.
“C’est une bonne nouvelle. On ne saute pas en l’air parce qu’on s’est donné 18 mois et on va continuer à travailler. C’est une victoire », a déclaré le maire de Québec lundi après-midi.
Selon lui, « il y a un renversement de tendance, qui se fait à un rythme raisonnable. Il reste encore un long chemin à parcourir. Nous n’avons pas atteint notre objectif […] Inverser une tendance à la baisse est très compliqué. Avant le début de la construction, notre travail ne s’arrêtera pas. Notre détermination et notre persévérance ne faibliront pas.”
Centre et périphérie
Lui, qui s’est à nouveau présenté comme un “capitaine de tram”, s’est bien gardé de dévoiler un pourcentage de soutien qui le satisferait complètement.
Il a toutefois insisté sur une “très bonne nouvelle”, à savoir une forte hausse des soutiens dans les quartiers centraux de la ville.
Selon son analyse, ces augmentations sont probablement dues au fait que la plupart des consultations de tramway ont jusqu’à présent eu lieu dans ces secteurs, situés sur 19,3 km de voies.
Photo de Stevens LeBlanc
Maire de Québec Bruno Marchand
Dans les prochains mois, d’autres séances d’information se tiendront en périphérie, où l’administration municipale espère gagner l’opinion publique.
“Nous avons des pertes [d’appui] à Beauport et La Haute-Saint-Charles. Il va falloir travailler là-dessus, a convenu M. Marchand. Nous le savions. Nous ne pouvions pas prendre tous les quartiers d’un coup, avec nos équipes restreintes. »
Lundi, Cynthia Daris, vice-présidente de Léger, a affirmé que « ces augmentations au centre-ville ne sont pas seulement statistiquement significatives, elles sont assez significatives. Les chiffres montrent une augmentation significative du niveau de familiarité avec le projet et l’augmentation du taux d’adhésion suit la même tendance.
Les embouteillages de voitures
Le maire Marshan s’est réjoui de constater que de plus en plus de répondants estiment que le futur tramway aura un impact positif sur l’environnement (40% contre 26% lors de l’enquête de janvier).
D’autre part, il dit avoir pris en compte le fait que la moitié des citoyens pensent que le mégaprojet va provoquer plus d’embouteillages (50% contre 38% en début d’année).
Pourcentage d’entretien des tramways (par région)
- La ville de Limoylu : 54%
- Sainte-Foy-Sillery-Cap-Rouge : 65 %
- Rivières : 41 %
- Beauport : 24 %
- Charlbourg : 49 %
- Haut Saint Charles : 25%
Pourcentage total : 44 %
Source : Sondage Léger réalisé du 27 au 29 mai auprès de 505 répondants
Priorité de la banlieue, dit Villeneuve
Photo de Stevens LeBlanc
Claude Villeneuve, chef de Québec d’abord
Même s’il se réjouit de constater l’augmentation du soutien au tramway, le leader québécois Claude Villeneuve croit que l’administration Marchand devrait maintenant investir dans les banlieues québécoises.
« Je suis content de voir que la Ville a des activités de consultations et d’information à Loretville, à Beauport… Ce sont de bonnes initiatives, mais cela prend sa place dans le discours pour la promotion du tramway », a déclaré lundi M. Villeneuve, notant une « polarisation » importante entre les différents secteurs de la ville.
“Tendance positive”
Toutefois, de façon générale, le dirigeant québécois a d’abord réitéré que « la tendance générale est positive. Je ne veux pas m’arrêter là. Je veux continuer à grimper, mais je suis content de la direction. C’est vrai. Allez dans la bonne direction. ”
Pour sa part, le chef de Transition Québec, Jackie Smith, a qualifié le sondage de lundi de “bonne nouvelle”.
Selon elle, « nous sommes sur la bonne voie. Les derniers mois ont été particulièrement marqués par le choix ambitieux de la rue commune René-Lévesque, le « choix préféré » des citoyens.
Méthodologie critiquée
Au lieu de cela, Québec 21 a attaqué l’enquête, affirmant qu’elle était « entachée par le mépris des proportions démographiques » entre les six quartiers de la ville.
Le parti d’Éric Ralph Mercier a noté, par exemple, que la part des répondants habitant La Haute-Saint-Charles est inférieure à leur poids démographique dans la municipalité.
Appelée à répondre, Cynthia Daris de Léger a expliqué, « qu’on essaie évidemment de se tenir au plus près du « poids réel » de chaque zone lors de la collecte, mais comme il est quasiment impossible de l’atteindre exactement, on utilise la pondération à récupération. de petits déséquilibres ».
De son côté, le maire Bruno Marchand a écarté ces critiques de Québec 21 au point de les associer à des théories du complot.
“Il n’y a pas de complot. Il n’y a pas de volonté de tricher dans un sondage », a-t-il juré, rappelant que Léger est une entreprise indépendante.
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