A 59 ans, Manuel Valls, candidat malheureux à cette élection législative dans la 5e circonscription des Français de l’étranger (Espagne, Portugal, Andorre, Monaco), semble entamer sa retraite politique (ou avant la retraite ?).
Manuel Valls, qui n’a pas répondu à nos sollicitations dimanche soir ou lundi, est peut-être à l’aube d’une nouvelle vie. Qu’il s’élancerait dimanche, dans les deux heures après la confirmation des résultats qui l’ont exclu de la course à l’Assemblée, avec le retrait des réseaux sociaux. “Au revoir Twitter”, avait alors annoncé l’ancien Premier ministre, avant de désactiver son compte aux plus d’un million d’abonnés.
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Bête politique blessée
Manuel Valls est une bête politique blessée. Il n’a pas réussi à s’imposer dans la politique catalane malgré son élection à l’opposition en tant que maire de Barcelone. Et cette fois, il n’a pas réussi à décrocher un mandat qui combinait parfaitement sa vie personnelle : un pied en France, un pied en Espagne.
Une grosse différence qui ne semblait pas dangereuse à ce Français naturalisé catalan de 18 ans, mais dont l’aller-retour entre Paris et Barcelone a irrité Barcelone, mais donc les Français expatriés en Catalogne, qui n’étaient pas que quelques milliers mettre leur foi en lui.
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Cirque empoisonné ?
Ainsi, dimanche soir, avec seulement 15 % des suffrages, son dernier post Twitter parlait de cet échec : « Une élection est un moment de vérité. C’est à moi de tirer un tableau clair des conséquences. » Il a donné une consigne de vote a minima : “Pour le second tour, j’appelle au blocage du candidat Nupes.” Mais il a aussi crié pour sa vie après : “La vie est assez belle pour que nous tournions les pages tranquillement.” Je ne suis pas sûr que le prochain soit écrit en politique.
Mais l’échec de Manuel Waltz dans la chaîne des coupures est pour lui, du moins sur le papier, celui du camp présidentiel. En plus d’imaginer qu’Emmanuel Macron lui a délibérément fait un cadeau empoisonné. Mais qui l’aurait imaginé ?
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