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Législatives : Taha Buhafs, l’épine dans le pied de La France Insoumise pour l’élection

La nouvelle union politique de gauche (Nupes) a dû faire face cette semaine à sa première grande tempête avec la révélation des accusations d’agressions sexuelles contre Taha Buhafs, qui devait être investi dans une circonscription du Rhône alors que sa candidature était déjà contestée.

“J’apprends les accusations portées contre Taha Buhafs.” Voilà pour le premier commentaire écrit de Jean-Luc Melenchon ce mercredi 11 mai, quelques instants après que les allégations d’agressions sexuelles sur Taha Buhafs aient été rendues publiques dans les médias.

La veille, le chef de file de La France insoumise s’était aussi exprimé sur Twitter au sujet du jeune ancien candidat aux législatives, mais cette fois-ci il a dû le soutenir après son retrait, alors qu’il devait investir dans la 14e circonscription du Rhône, sous la bannière de la Nouvelle Union populaire, écologique et sociale (Nupes).

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Selon certains médias, dont Le Parisien, le candidat, arrivé troisième à l’élection présidentielle, n’a appris que mercredi 11 mai à midi des témoignages incriminant Taha Buhafs au sein de son propre parti. Il “tomberait de sa chaise” selon un témoignage recueilli par nos confrères chez les insumi.

Cependant, la commission subséquente contre les violences sexistes et sexuelles, au sein du LFI, a été arrêtée samedi 7 mai après le témoignage d’une femme exposant des actes de violences sexuelles.

Qui savait?

Le même jour, la députée Senna Saint-Denis Clémentine Otten a confirmé que même si elle ne faisait pas partie de la commission saisie, ce rapport contre Taha Buchafs lui était adressé “en personne”.

« Bouleversée » par ce qu’elle a appris de « cette femme et d’autres depuis », elle recevrait Taha Bouhafs, lundi 9 mai, pour l’informer du retrait très probable de son investissement face au poids des faits. Mais selon des responsables du parti, la commission “n’a jamais fourni d’informations à l’extérieur pour garder confidentielles les plaignantes”, aucune autre personnalité clé de LFI – et donc du Nupes – ne le savait avant mercredi 11 mai.

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D’où la multiplication des signalements en faveur de Taha Buhafs en début de semaine, qui a ensuite été attaqué sur les réseaux sociaux pour sa candidature et victime de propos racistes.

Julien Bayou, Alexis Corbier et David Corman ont été contraints de se retirer en urgence mercredi après-midi, soulignant les propos des victimes présumées. “Soyons fiers que les signaux aient été entendus et qu’il y ait des conséquences. On le doit aux paroles des femmes face à la surdité chez les hommes », a tweeté la députée EELV. “Les accusations de violences sexuelles et la parole des victimes doivent être respectées”, a déclaré Sandrine Rousseau.

1/ T. Buhaf a subi des décharges de racisme. 2/ Les accusations de violences sexuelles et les paroles des victimes doivent être respectées. 3/ N’en profitez pas pour propager davantage de racisme. Nous vous voyons. Que l’autre sexe oblige. purifier leurs rangs. # nu

— Sandrine Rousseau (@sandrousseau) 11 mai 2022

Malgré la chronologie exacte des événements, les allégations d’agressions sexuelles, notamment de viol, contre une candidate destinée à être investie par le nouveau syndicat de gauche prennent l’apparence d’une énorme épine dans le pied de La France insoumise.

Alors que le parti s’est uni derrière sa jeune militante pendant des jours – parfois même contre les vents qui soufflaient dans les Nupes eux-mêmes – la déception était inévitablement grande. Et les conclusions qui en seront tirées par la commission interne de LFI pourraient faire encore plus de mal, puisque le premier tour des législatives est fixé dans quatre semaines.

J’apprends les accusations portées contre Taha Buhafs. Les voix féminines doivent être prises au sérieux. Je compte sur la commission ad hoc LFI pour établir la vérité. Cela ne libère pas les racistes qui l’ont harcelé.https: //t.co/VybjIVggCv

— Jean-Luc Mélenchon (@JLMelenchon) 11 mai 2022