Le mur français composé de gauche à droite Jean Patry, Barthelemy Chineniese et Irwin Ngapet tente de bloquer le Japonais Kento Miyaura lors des huitièmes de finale disputés à Ljubljana, Slovénie, le 5 septembre 2022. JURE MAKOVEC/AFP
Suspense, tie-break et beaucoup de nerfs. L’équipe de France de volley-ball, championne olympique, s’est qualifiée pour les quarts de finale de la Coupe du monde grâce à une victoire âprement disputée contre le Japon, lundi 5 septembre, à Ljubljana.
Les Bleus affronteront les Italiens, parmi leurs grands ennemis, mercredi dans la même Stožice Arena (coup d’envoi à 17h30) devant un public peut-être plus nombreux puisque la Slovénie jouera dans la foulée.
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Lundi, seuls environ 1 000 spectateurs ont assisté à ce huitième de finale de folie, remporté par les Bleus d’un trou de souris après la riposte d’Homère, sur leur deuxième balle de match depuis le sauvetage ! Le score final révèle toute l’intensité du combat imposé par la séduisante équipe japonaise : 25-17, 21-25, 26-24, 22-25, 18-16.
Le salut, après plus de deux heures de jeu, est venu comme un symbole de la star des bleus Irvin Ngapet (17 points), qui a trouvé une petite diagonale d’un tir acharné. Preuve de soulagement: les Bleus, qui visaient un premier titre mondial dimanche à Katowice, un an après l’or olympique décroché à Tokyo, se sont félicités après le point de la victoire comme s’ils avaient gagné plus qu’un simple huitième de finale.
“C’était un match fou, très dur pour les nerfs”, a admis le centre Barthelemy Chineniese, réalisant qu’il était très proche d’un retour à domicile anticipé. Le Japon a joué un match incroyable. Nous savions que ce serait difficile, mais maintenant nous nous sentons bien. “.
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Profondeur du banc
Comme dans le groupe face à la Slovénie (3-2), où ils ont effacé plusieurs balles de match, ils ont démontré leur force mentale face à l’époustouflant et bondissant Japonais coaché par l’ancien sélectionneur français et international Philippe Blaine (2001-2012). Ils sont passés très près d’une première victoire contre la France depuis 2016.
Mais si face aux Slovènes les Français ont rapidement pris l’avantage au tie-break (cinquième tour décisif), ils ont dû user de leurs ressources lundi pour se rattraper, menant 4 à 1. Ils ont pris le premier avantage (7-6) sur un contre. vainqueur de Trevor Clévenot.
Kleveno, décideur en fin de partie, a été rapidement remplacé, comme aux échecs, contre les Slovènes, par Kevin Tilley. Mais Tilley s’est blessé à la jambe lors du match contre le Japon quand il a mal atterri et donc les rôles ont été inversés.
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Dès lors, les “bleus” pouvaient compter sur la profondeur du banc. Les performances de Cleveno et Jouffrois en témoignent, mais aussi celle du meneur régulier Stephen Boyer. Entré en jeu en cours de match à la place de Jean Patri, il a aussi été décisif au tie-break, avec une attaque gagnante qui a permis à la France de reprendre un point d’avance (10-9), juste avant d’affronter le vainqueur Barthelemy Chineniese (11 -9).
“On s’en fout d’être belle”
Le Français Irwin Ngapet tente par derrière de renvoyer le ballon dans le camp japonais. YURE MAKOVETS / AFP
L’apport de Boyer (17 points) a également été significatif dans le troisième set : il a touché la cible principale avec deux attaques en fin de manche, offrant une avance de deux points (22-20). Quelques minutes plus tard, les Bleus menaient deux sets à un. Ils semblaient avoir le jeu en main.
C’était sans le Japon et son fougueux duo composé du tireur d’élite de poche Yuji Nishida (31 points) (1,87 m) et de l’attaquant receveur Yuki Ichikawa (22 points) remportant le quatrième set avant de pousser les bleus à leurs limites. Mais cette équipe française est consciente de sa force et de son efficacité dans les moments difficiles.
“Nous sommes soulagés mais aussi déçus car nous avons l’impression d’avoir été dominés dans le match”, a reconnu Irwin Ngapet sur la chaîne L’Equipe. “Mais ça ne nous intéresse pas d’être belle, de faire un bon match. Maintenant, l’important, c’est de gagner, même si ce n’était pas notre meilleur match. L’aventure continue”, s’est réjouie la star de l’équipe de France, qui s’attend à un nouveau fort face aux Italiens, que les Bleus connaissent par cœur.” Les erreurs qu’on a commises ce soir [lundi] il ne leur pardonnera pas. », prévient NGapeth.
Le monde avec l’AFP
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