Loïc Le Priol, soupçonné du meurtre de l’ancien rugbyman argentin Federico Martin Aramburu le 19 mars 2022 à Paris, ici en visioconférence depuis le tribunal de la capitale à Budapest, le 25 mars 2022, après son arrestation. GERGELI BESENEY / AFP
Deux militants nationalistes, Loic Le Priol et Romain Bouvier, ont été condamnés mercredi 29 juin à deux et trois ans de prison pour l’agression violente de 2015 contre un ancien dirigeant du Groupe Union défense (GUD). Tous deux sont en état d’arrestation pour le meurtre en mars de l’ancien joueur de rugby argentin Federico Martin Aramburu.
Leurs trois prévenus ont été condamnés à deux ans de mise à l’épreuve à cinq ans, dont deux ans de prison. Le tribunal de Paris a jugé que toutes les circonstances aggravantes étaient intentionnelles.
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En octobre 2015, les cinq hommes ont battu, donné des coups de pied et passé à tabac Eduard K., un ancien leader du groupe d’extrême droite. Il a alors été menacé avec un couteau puis contraint de se déshabiller et de danser pendant que Loïc le Priol filmait la scène qui se déroulait au domicile de la victime.
Devoir d’attention
Loïc Le Priol, ancien commando de la marine, a été condamné à quatre ans de prison dont deux fermes, le président du tribunal l’attribuant à “en réalité une position centrale”. Le tribunal a comparé les “vains motifs” de cette “expédition punitive” à la gravité des “violences physiques”, des “humiliations” et des “conséquences importantes” dans la vie de la victime. Il s’agit de “laver les atteintes à l’honneur et les blessures narcissiques dans le cadre de la punition collective”, a-t-il déclaré.
Toutefois, le verdict tient compte de la “reconnaissance altérée” de Loïc le Priol au moment des faits admis par l’expertise psychiatrique. Il avait en effet été rapatrié quelques mois plus tôt d’une mission des forces spéciales en raison d’un stress post-traumatique.
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Romain Bouvier, décrit par la victime comme “l’un des plus violents” au moment de l’attentat, a écopé de la peine la plus sévère – cinq ans de prison dont trois fermes.
Leur peine était assortie d’une obligation de soigner, de travailler et d’indemniser la victime pendant deux ans, ainsi que d’une interdiction de porter une arme pendant cinq ans.
Sanctions en vertu des demandes
Tous deux, portant des chemises légères et des barbes courtes, ont accepté depuis la loge lorsque le président leur a demandé s’ils comprenaient le verdict avant d’en discuter avec leurs avocats.
L’avocat de Loïc Le Priol, Me Xavier Nogueras, s’est dit “plutôt satisfait dans l’ensemble” de la peine en dessous des requêtes.
Lors de l’audience du 1er juin, le procureur a requis cinq ans de prison contre Romain Bouvier et Logan Gian, quatre ans contre Loic Le Priol (vu le changement de raison) et cinq ans, dont deux de prison pour Kleber V. et Geoffrey L. Les trois les accusés, qui ont comparu en liberté, n’ont pas assisté à l’exposition de la réunion.
Le monde avec l’AFP
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