Une procession blanche a été organisée dans les rues de Colmar, lundi 15 août, en mémoire d’Abdul Quayem Ahmadzai. PHILIP MARCHEGUEY / PHOTOPQR/L’ALSACE/MAXPPP
Après près de dix jours de cavale et de garde à vue, les deux principaux suspects dans l’affaire du réfugié afghan abattu le 14 août à Colmar ont été inculpés, vendredi 25 août, de meurtre et placés en garde à vue. le procureur de cette ville, Kathryn Sorita-Minar.
Les deux jeunes, âgés de 17 et 18 ans, ont également été inculpés de violation d’armes “en l’occurrence un pistolet automatique, lors d’une rencontre”, a-t-elle déclaré dans un communiqué.
A ce stade de l’enquête, il existe “des preuves substantielles ou concordantes” permettant de croire qu’ils sont les “co-auteurs” de ce meurtre, plutôt que l’auteur et complice comme allégué initialement. L’information judiciaire doit “préciser plus précisément le rôle de chacun et s’il y a d’autres personnes”.
Le premier suspect a été interpellé mardi à la mi-journée à Sarcelles (Val d’Oise). Le lendemain soir, le second est interpellé à Colmar, à quelques centaines de mètres du lieu du crime.
Selon le procureur, les deux jeunes hommes, qui “malgré leur jeune âge ont un casier judiciaire important”, étaient déjà en prison par une décision du tribunal de la jeunesse.
Tué d’une balle dans la poitrine
Alors qu’il rendait visite à des amis le 14 août dans le quartier européen de Colmar, une région de récupération républicaine (QRR) située à l’ouest de la ville, Abdul Quayem Ahmadzai, un réfugié afghan de 27 ans, en France depuis 2017, a été tué par balle en la poitrine.
Gêné par le bruit d’un scooter alors qu’il était en compagnie d’amis, il demande au chauffeur de s’éloigner. Ce dernier l’a alors insulté avant de revenir avec d’autres personnes. Une bagarre a éclaté entre les deux groupes et des tirs ont été ouverts.
Le jeune Afghan est décédé des suites de ses blessures à l’hôpital la nuit suivante. Une autopsie a confirmé qu’il avait été touché par une seule balle.
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Le monde avec l’AFP
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