A l’école Joannes-Masset, Lyon, mai 2021. Malgré l’inflation, la ville a décidé de ne pas augmenter les tarifs des cantines à la rentrée. JEAN-PHILIPPE KSIAZEK / AFP
Alors que l’inflation s’est encore accélérée en juillet dans le contexte des retombées de la guerre en Ukraine (+6% en un an), en France les parlementaires ont assuré que les collectivités locales n’étaient pas oubliées. Afin de pouvoir faire face à la hausse des prix, mais aussi à la revalorisation du revenu de solidarité active (GRD versé par les départements) et à celle de l’indice des fonctionnaires fixé par le gouvernement, les députés ont ajouté une enveloppe dédiée à le budget rectificatif voté cet été. Le texte prévoit un soutien de 430 millions d’euros pour les communes, 120 millions d’euros pour les départements et 18 millions d’euros pour les régions.
Mais les maires devront jongler avec la tenue de leur budget de rentrée, pris entre une valse d’étiquettes et la volonté d’éviter une explosion des dépenses de service public. Notamment celles indispensables aux plus modestes de leurs administrés, comme la cantine scolaire. Ainsi, à Lyon, il n’est pas question d’augmenter les tarifs pour les étudiants. “Bien sûr, nous ressentons les premiers effets de l’inflation sur notre budget et nous devrons prendre des mesures pour nous adapter. Mais nous excluons tout impact sur les prix des chaises : les ménages sont déjà en difficulté, nous n’allons pas en rajouter », indique Audrey Enoch, première assistante aux finances, aux politiques publiques et aux grands événements.
Lire aussi : Article réservé à nos abonnés La fragile reprise des finances des collectivités locales
La majorité verte entend conserver une caractéristique clé de son mandat, après avoir subi la controverse sur les changements de menu, avec une alternative végétarienne. Cependant, l’inflation a contraint la municipalité à envisager des modifications budgétaires en juillet pour faire face à une augmentation de 1 million d’euros des factures d’électricité et de gaz. Un plan de sobriété et des “limites de dépenses cibles” sont à l’étude.
“Maîtriser les coûts”
“Je refuse d’augmenter les prix des chaises alors que les parents subissent déjà les conséquences de l’inflation dans leur quotidien”, a ajouté la maire d’Aix-en-Provence (Bouche-du-Rhône), Sophie Joassen. Pour les élus (Union des démocrates et indépendants), il s’agit d’offrir “la sécurité d’une alimentation complète et équilibrée aux enfants” dans une agglomération qui, malgré sa réputation bourgeoise, compte, selon l’INSEE, 14% de ménages en dessous du seuil de pauvreté. ligne.
Lisez aussi : Aide pour la rentrée scolaire, bonus supplémentaire : quelle est la différence entre les deux appareils ?
Donc, à la rentrée, les tarifs seront les mêmes que ceux de décembre 2018, soit 13 euros”, calcule Sophie Joassen. « Nous faisons des choix concernant nos autres dépenses. Et le fait que tu es en contrôle [cuisine centrale municipalisée] cela nous permet de mieux contrôler ces coûts », explique-t-elle.
Il vous reste 49,89% de cet article à lire. Ce qui suit est réservé aux abonnés.
Add Comment