Le groupe de piratage informatique à l’origine d’une cyberattaque contre le centre hospitalier du sud de l’Ile-de-France à Corbay-Essonne a commencé à diffuser des données vendredi, l’hôpital refusant de payer la rançon réclamée, a-t-on appris dimanche de source proche du dossier.
Les pirates ont donné à l’hôpital un ultimatum pour payer la rançon le 23 septembre. Le délai passé, ils ont ressorti une série de données, a ajouté la source proche du dossier, confirmant une information du site spécialisé Zataz. Ils “semblent toucher nos usagers, notre personnel ainsi que nos partenaires”, a annoncé dimanche le CHSF dans un communiqué transmis à l’AFP.
“Les bases de données commerciales du CHSF, qui comprennent les dossiers patients personnalisés (DPI) et les fichiers liés à la gestion des ressources humaines, n’ont pas été compromises”, a encore précisé l’institution dans son communiqué.
“Seuls les initiés ont accès aux données”
Selon Damien Bankal, auteur du blog Zataz, qui a pu consulter le dossier, celui-ci contient divers documents tels que des examens médicaux, le recours à la couverture médicale universelle (CMU) et l’autorisation d’internement en service psychiatrique.
“Cependant, à ce stade de l’analyse des éléments dont disposent les services d’enquête, il n’est pas possible d’accéder facilement aux données”, a indiqué à l’AFP le parquet de Paris. “Seuls les initiés ont accès aux données”, a confirmé Damien Bankall à l’AFP.
Le parquet de Paris a ouvert une enquête et confié les gendarmes du Centre de lutte contre la criminalité numérique (C3N).
Le risque est maintenant que les escrocs utilisent les données disponibles pour monter de nouvelles attaques ciblées, en utilisant les informations personnelles dont ils disposent pour gagner la confiance de la victime.
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