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les réformateurs demandent la fin du port obligatoire du voile

Des femmes scandent des slogans et tiennent des pancartes à l’effigie de Mahsa Amini le 24 septembre 2022 à Erbil. SAFIN HAMED /AFP

Le principal parti réformiste iranien a appelé samedi 24 septembre l’État à lever l’obligation du voile après que la mort d’une jeune femme en garde à vue a déclenché des manifestations dans tout le pays. Selon une loi en vigueur dans le pays depuis 1983, les femmes, iraniennes et étrangères et quelle que soit leur religion, doivent sortir la tête couverte et le corps couvert de vêtements amples de longueurs variables.

Mahsa Amini, 22 ans, a été arrêtée le 13 septembre à Téhéran pour “port de vêtements inappropriés” par la police des mœurs chargée de faire respecter le code vestimentaire strict de la République islamique. Elle est décédée trois jours plus tard à l’hôpital.

L’Union populaire de l’Iran islamique, formée par des proches de l’ancien président réformateur Mohammad Khatami (1997-2005), a indiqué qu’elle « exigeait » des autorités qu’elles « préparent les éléments juridiques ouvrant la voie à l’abrogation de la loi sur le port obligatoire du hijab”, selon un communiqué publié samedi.

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Plus de sept cents arrestations

Cette formation, qui n’est pas au pouvoir, demande également à la République islamique de déclarer “l’arrêt officiel des activités de la police des mœurs” et “d’autoriser les manifestations pacifiques”, ajoute le texte. Le parti a également appelé à la formation d’une commission “impartiale” pour enquêter sur la mort de Mahsa Amini et à la “libération immédiate des personnes récemment arrêtées”.

La mort de la jeune femme a déclenché des manifestations nocturnes dans les principales villes d’Iran, au cours desquelles au moins trente-cinq personnes ont été tuées, selon un bilan officiel. Plusieurs centaines de manifestants ont également été arrêtés.

Dans la seule province de Guilan (nord), “739 rebelles, dont une soixantaine de femmes” ont été arrêtés, a indiqué le chef de la police, selon l’agence de presse Tasnim, parlant des manifestants.

Par ailleurs, plusieurs centaines d’Iraniens vivant en France se sont rassemblés samedi à Paris pour protester contre la répression du gouvernement iranien contre les manifestations. Des manifestations de solidarité avec la contestation en Iran ont également eu lieu ailleurs en Europe, notamment à Stockholm et Athènes.

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Le monde avec l’AFP