France

Les réserves françaises sont à 90% de leur capacité

Le méthanier “Flex Volunteer” quitte le quai du terminal de Montoir-de-Bretagne, le 12 avril 2022. SEBASTIEN SALOM-GOMIS / AFP

Le stockage de gaz français sera totalement plein le 1er novembre, a prédit la ministre de la Transition énergétique Agnès Panier-Runacher sur CNews le 3 août. Selon l’European Aggregate Gas Storage Stocks Platform (AGSI), la France est en bonne voie pour atteindre cet objectif : ses stocks de gaz pour l’hiver étaient à 90,06 % de ses capacités jeudi 25 août.

Concrètement, les réserves de Teréga, l’un des deux gestionnaires de réseau de transport de gaz en France, étaient à 91,21% de la capacité, tandis que celles de Storengy, filiale d’Engie, étaient à 89,67%, selon le site de l’AGSI. Les opérateurs ne sont généralement tenus de remplir ces réserves qu’à 85% d’ici le 1er novembre.

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Suspension des approvisionnements de Gazprom

Depuis le début de la guerre en Ukraine, le russe Gazprom a suspendu l’approvisionnement en gaz de plusieurs pays européens et fortement réduit ses approvisionnements en juin via le gazoduc Nord Stream 1.

La France, qui se dit dans une situation “plus favorable” que ses voisins, compte sur des stocks de gaz maximisés et un nouveau terminal méthanier l’an prochain pour faire face à d’autres baisses d’approvisionnement potentielles. Mercredi 24 août sur France 5, le ministre de l’Economie Bruno Le Maire a confirmé : “sur la question du gaz russe, une partie de la croissance en Europe va se jouer dans les mois à venir”, ainsi que le risque de récession. “Tout dépendra des décisions de Vladimir Poutine sur le gaz”, a-t-il déclaré. “S’il décide un jour de couper le gaz vers l’UE et la zone euro, nous estimons l’impact sur la croissance, pour la seule France, d’un demi-point de PIB, et peut-être plus pour d’autres économies plus dépendantes du gaz russe que nous.” »

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Le monde avec l’AFP