France

les résultats des concours confirment la pénurie d’enseignants

A Lyon, le 2 septembre 2021 JEFF PACHOUD / AFP

Le signal a été donné à la mi-mai. C’est déjà confirmé : les résultats définitifs des concours de recrutement des instituteurs, qui ont commencé à se répandre dans toutes les académies – ou presque – le vendredi 24 juin, confirment pour la rentrée 2022 les pires craintes suscitées par les enseignants. syndicats : à Paris, 62 enseignants manquaient à l’appel (219 postes ouverts pour 157 acceptés). Il manque 660 emplois à Créteil (1.079 emplois, 419 acceptés) et 1.006 à Versailles (1.430 emplois, 424 admis), selon les calculs du SNUipp-FSU.

Seul un poste sur trois est occupé en Ile de France ? A ce stade, le “facteur de choc” indiqué vendredi matin par le site d’information spécialisé Café Pédagogique reste à confirmer : on attend toujours les résultats des deux concours complémentaires du premier degré, situés en contrebas, à gauche, dans Créteil et Versailles, pour tenter de stopper la tendance en ce moment.

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Mais il est difficile d’imaginer qu’ils puissent fournir eux-mêmes les contingents nécessaires : ces deux concours n’offriraient, parmi eux, que 700 postes – 500 à Créteil, 200 à Versailles, de source syndicale. De son côté, l’éducation nationale préfère attendre les résultats de tous les concours (y compris du secondaire) pour communiquer.

« Crise structurelle », qui tend à « généraliser »

Cette crise de recrutement, particulièrement aiguë dans les académies d’Ile de France – qui regroupent les zones les plus fragiles – touche des zones jusqu’ici épargnées par les difficultés. Le taux d’éligibilité était faible cette année dans plusieurs académies, dont Dijon et Montpellier. Ce dernier est finalement complet, mais à Dijon, où ils étaient 1,2 éligibles au poste, six candidats manquent à l’appel. Une pénurie d’une petite poignée d’enseignants est également à noter à Amiens, Besançon et Nice. Onze enseignants manquent à l’appel à Grenoble. A Nancy-Metz, quatorze postes restent vacants.

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Réuni en Congrès à Mulhouse (Haut-Rhin), du 13 au 17 juin, le SNUipp-FSU, syndicat majoritaire à la primaire, n’a pas hésité à parler d’une “crise de structure” qui tend à “généraliser”. Face à ces sinistres pronostics, que faire ? Le SNUipp-FSU demande la création de pré-numérotation, notamment en s’appuyant sur des listes complémentaires. Le SE-UNSA a émis un “signal social” distinguant les “mesures immédiates” (augmentation du nombre de stagiaires, recrutement urgent de contractuels, etc.) du “travail approfondi d’attractivité” à mener pour l’ensemble des métiers de l’éducation. C’est ce qu’a indiqué le syndicat dans une lettre envoyée le mercredi 22 juin au ministre de l’Éducation.

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