L’incidence du cancer dans cette province est de 531,2 cas pour 100 000 personnes. En comparaison, il était de 472,3 cas pour 100 000 habitants en Colombie-Britannique, la province où le taux de cancer est le plus bas au pays.
Ces données sont tirées du Registre canadien du cancer (RCC), mais n’incluent pas les données du Québec et de la Nouvelle-Écosse, ces deux provinces n’ayant pas déclaré leurs données au RCC.
Notez que les données recueillies datent de 2019 et sont antérieures à la pandémie de COVID-19, qui pourrait avoir eu un impact sur le dépistage et le diagnostic du cancer dans le pays.
Plus de cancers dans l’est du pays
Dans l’ensemble, cependant, l’incidence de la maladie a légèrement diminué au pays, un chiffre encourageant pour Sandra Turcotte, chercheuse à l’Institut atlantique de recherche sur le cancer et professeure agrégée à l’Université de Moncton.
Nous n’avons rien de très différent ou d’alarmant par rapport à ce que nous avons vu auparavant. Les chiffres sont encore un peu moins élevés dans certaines provinces, donc c’est encourageant, souligne Mme Turcotte.
Sandra Turcotte est titulaire de la chaire de la Société canadienne de recherche sur le cancer, chercheuse à l’Institut atlantique de recherche sur le cancer et professeure agrégée au Département de chimie et biochimie de l’Université de Moncton.
Photo : Radio-Canada / Pascal Raiche-Nogue
Selon Statistique Canada, l’incidence du cancer est plus élevée dans les provinces de l’Atlantique pour tous les cancers après avoir tenu compte des différences dans la structure par âge des provinces et des territoires.
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L’incidence du cancer est influencée par des facteurs tels que les politiques de dépistage, la collecte de données, l’accès aux soins de santé et les différences de mode de vie, qui varient considérablement d’une région à l’autre. , explique Statistique Canada dans un communiqué.
Si l’on tient compte du sexe, les taux d’incidence du cancer étaient les plus élevés à l’Île-du-Prince-Édouard pour les hommes (608 cas pour 100 000 habitants) et à Terre-Neuve-et-Labrador pour les femmes (508 cas pour 100 000).
Selon Sandra Turcotte, plusieurs facteurs peuvent expliquer l’incidence du cancer dans les provinces de l’Atlantique.
Parmi les facteurs il y a le tabac, il y a aussi l’obésité – ici les pourcentages sont un peu plus élevés qu’ailleurs au pays – on a une population vieillissante, il ne faut pas l’ignorer, les cancers augmentent avec l’âge, explique le chercheur.
Plus de cancer du sein en Alberta
Des différences géographiques sont observées pour la plupart des cancers les plus courants, mais pas pour tous.
Les cancers du poumon, bronchique et colorectal sont plus fréquents dans les provinces de l’Atlantique.
Cependant, le cancer du sein est plus courant en Alberta (139 cas pour 100 000 femmes) et en Ontario (132). Les niveaux les plus bas ont été trouvés au Nouveau-Brunswick (103) et à l’Île-du-Prince-Édouard (113).
Les taux de cancer de la prostate étaient les plus élevés au Manitoba (140 cas pour 100 000 hommes) et en Alberta (137), tandis que les taux les plus bas étaient à l’Île-du-Prince-Édouard (114) et en Ontario (110).
En général, les cancers les plus courants chez les hommes sont le cancer de la prostate, le cancer du poumon et des bronches et le cancer colorectal.
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Les cancers du sein, du côlon et de l’utérus prédominent chez les femmes.
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Sandra Turcotte garde espoir que les progrès technologiques mèneront éventuellement à de meilleurs traitements contre le cancer.
La recherche est primordiale, selon Sandra Turcotte de l’Institut atlantique du cancer.
Photo : Radio-Canada / Pascal Raiche-Nogue
Certains cancers ont progressé, d’autres moins, et c’est pourquoi la recherche est si importante. Introduisant de nouvelles technologies, le séquençage nous permet de faire un peu plus de personnalisation et d’essayer d’améliorer nos approches, souhaite Mme Turcotte.
Selon les projections des recherches publiées dans le Canadian Medical Association Journal, il y aura environ 233 900 nouveaux cas de cancer et 85 100 décès par cancer en 2022.
Avec les informations de Pascal Raiche-Nogue
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