France

L’héritage de Pierre Pelado | La Cour suprême a refusé d’entendre Pierre Carl Pelado et son frère

(Ottawa) La Cour suprême du Canada a annoncé jeudi qu’elle refusait d’entendre la contestation de Pierre Carl Péladeau et de son frère Éric Péladeau dans une affaire sur l’héritage de leur père qui les oppose à leur sœur Anne-Marie Péladeau.

Publié à 10h28 Mis à jour à 11h59

Mme Péladeau a gagné sa cause en Cour supérieure du Québec, puis en Cour d’appel, et les frères Péladeau ont perdu leur dernière instance dans cette affaire.

Les deux frères ont conclu par Placements Péladeau inc. (PPI), une transaction de 55 millions pour racheter les actions de Quebecor héritées par leur sœur après le décès du père de Péladeau, le fondateur de l’entreprise.

Un désaccord sur l’interprétation d’une clause stipulant que les versements ne devaient être effectués que si les dividendes versés annuellement à PPI par Québecor dépassaient 4,2 millions de dollars était au cœur du litige, qui a duré une vingtaine d’années.

La Cour suprême a estimé que cette clause était ambiguë et absurde. Le tribunal a ainsi condamné PPI à verser 36 millions à Mme Péladeau en plus des intérêts et des frais d’indemnisation.

“Le tribunal est convaincu qu’Anne-Marie n’aurait jamais signé le protocole s’il avait été clair qu’elle pourrait ne jamais recevoir le paiement du prix de vente si Quebecor ne versait pas suffisamment de dividendes à PPI”, indique le jugement.

Le juge avait jugé que la clause n’était pas une « condition » de paiement.

« Il ne peut s’agir d’un passif éventuel puisque les parties ont convenu que PPI recevrait de Québecor un montant de dividendes annuels suffisant pour racheter toutes les actions privilégiées de catégories Y et Z et que le prix de vente payable à Anne-Marie […] donc à payer par PPI », lit-on dans la décision, puis confirmée par la Cour d’appel.

La Cour suprême du Canada ne divulgue jamais les motifs de son refus d’entendre une affaire lorsqu’elle l’annonce.