Imam Hassan Ikiussen, chez lui à Lourches (59), en 2019. PIERRE ROUANET / PHOTOPQR / VOIX DU NORD / MAXPPP
DÉCISION – Vendredi, la justice administrative a radié Gérald Darmanen, rejetant sa décision de suspendre le prédicateur.
L’affaire est emblématique. Et son aboutissement définitif sera suivi par l’opinion publique, le monde politique et associatif, mais aussi, et peut-être surtout, par la mouvance islamiste, qu’elle se réclame du salafisme ou des Frères musulmans. Vendredi, le tribunal administratif de Paris a suspendu en urgence l’expulsion vers le Maroc d’Hassan Ikiussen, un prédicateur réputé proche des Frères musulmans.
Son avocate, Mee Lucy Simon, s’est félicitée d’une “décision mesurée et bénéfique”. Le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, a aussitôt annoncé qu’il allait saisir le Conseil d’Etat. Marine Le Pen a pour sa part dénoncé la “lâcheté des gouvernements” et le LR Éric Ciotti a évoqué une décision “incompréhensible”. Du côté de Nupes, le député David Giraud, qui soutenait Hassan Iquiusen, a démissionné : “C’est une douloureuse défaite pour Gérald Darmanin et tous les apprentis procureurs.”
Une décision qui crée la surprise
Le tribunal administratif a jugé que les propos antisémites, antirépublicains et complotistes utilisés contre le prédicateur…
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