En Guadeloupe, 54 personnes dont le contrat de travail a été suspendu en raison de leur refus de se faire vacciner contre le Covid-19 sont arrivées en fin de contrat, ont indiqué mardi les autorités à l’AFP.
Guadeloupe La 1ère avec AFP • Publié le 10 mai 2022 à 12:30, mis à jour le 10 mai 2022 à 12:35
Le 29 décembre 2021, face aux violences urbaines en Guadeloupe, Martinique, qui se sont cristallisées autour de l’obligation de vacciner les soignants, le gouvernement a mis en place une médiation pour les personnels de santé non vaccinés et stoppé ceux qui le souhaitaient dans les deux territoires. Un comité regroupant les acteurs de l’emploi et de la formation professionnelle, véritable guichet unique pour accompagner ces salariés au plus près de leurs souhaits.
Ces instances d’écoute et de dialogue des professionnels de santé non vaccinés étaient composées de représentants de la préfecture, de l’Agence régionale de santé, d’acteurs du secteur de la santé, ainsi que d’acteurs clés des politiques de formation, d’emploi, d’insertion et de reconversion. Tout cela est coordonné par le directeur général de LADOM, l’agence de mobilité à l’étranger de l’époque, Florus Nestar.
Cette mesure dégradante n’a été appliquée nulle part ailleurs sur le territoire français. L’accompagnement s’effectue sous la responsabilité de l’Etat employeur, notamment au vu des difficultés auxquelles sont confrontées les deux îles : chômage, précarité et forte résistance à la vaccination…
En Guadeloupe, sur 17.500 personnes soumises à cette obligation de vaccination, 1.150 ont été arrêtées, selon le bilan des autorités.
631 infirmiers non vaccinés ont été inscrits dans le processus de médiation initié par le gouvernement en janvier dernier.
“160 salariés licenciés ont demandé du soutien”, a indiqué Florus Nestar, chargé de piloter le dispositif humiliant, dédié aux salariés ayant refusé de se faire vacciner contre le Covid-19, qui a pris fin en avril, mardi 10 mai.
60 d’entre eux sont allés au bout du dispositif.
Parmi eux, 54 personnes “ont exprimé le choix de vacances conventionnelles” et 6 ont souhaité suivre un stage de “reconversion professionnelle”, selon Florus Nestar. Les autres, une centaine, “n’ont pas exprimé leur choix” entre rupture amiable de contrat ou formation.
En janvier dernier, l’Agence régionale de santé de Guadeloupe avait précisé que ces personnels de santé publique bénéficieraient d’un congé conventionnel qui tiendrait compte du surpayé des fonctionnaires (40 % en Guadeloupe) ou d’un double congé de formation si nécessaire avec un congé d’évaluation ou de validation des compétences. de l’expérience acquise.
Du côté des praticiens libéraux, « 15 ont demandé un soutien financier et ont reçu un avis positif », précise Florus Nestar.
Le nombre de détenus qui les prennent en charge pourrait être “évolutif”, selon la commission, après vaccination ou test positif au Covid-19, puis une attestation de rétablissement permet leur réintégration.
Add Comment