Le groupe de quatre djihadistes est soupçonné d’avoir torturé et tué les journalistes James Foley et Steven Sotloff et les travailleurs humanitaires Peter Kassig et Kayla Mueller.
Un membre présumé des Beatles du groupe jihadiste Etat islamique (EI), cellule spécialisée dans la capture, la torture et l’exécution d’otages occidentaux, doit comparaître jeudi 11 août devant un tribunal britannique, immédiatement après son arrestation à son retour en Turquie. et son accusation.
Arrêtée mercredi soir à l’aéroport de Londres Luton, Aine Leslie Davies, 38 ans, doit comparaître devant le tribunal de Westminster Magistrates’ Court à Londres dans la matinée, a indiqué Scotland Yard dans un communiqué.
Vidéos de propagande
Il a été expulsé par les autorités turques, selon les procureurs antiterroristes britanniques. Il a été inculpé à Londres d’infractions liées au financement d’activités terroristes à partir de 2014 et à la possession d’une arme à feu à partir de 2013-2014 “à des fins liées au terrorisme”, a indiqué un porte-parole du parquet, soulignant que la procédure était en cours. et le droit du suspect à un procès équitable. Aine Leslie Davis faisait l’objet d’un mandat d’arrêt délivré en janvier 2015 par la justice britannique. Arrêté en Turquie en novembre 2015, il y a été incarcéré après avoir été condamné à sept ans et demi de prison pour délits terroristes par un tribunal local.
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Les quatre membres de ces Beatles, où Davis serait “Paul”, ainsi surnommé à cause de son accent britannique, sont accusés d’avoir enlevé au moins 27 journalistes et humanitaires des Etats-Unis, du Royaume-Uni, d’Europe, de Nouvelle-Zélande, de Russie et Japon. Ils sont également soupçonnés d’avoir torturé et tué, notamment par décapitation, les journalistes américains James Foley et Stephen Sotloff, ainsi que les travailleurs humanitaires Peter Kassig et Kayla Mueller. L’EI a publié des vidéos de propagande montrant leurs exécutions sur les réseaux sociaux.
“Réflexe de survie”
Le plus célèbre du groupe, Mohammed Emwazi, surnommé “Jihad John”, a été tué par un drone américain en Syrie en 2015. Il est apparu dans de multiples vidéos de sa gorge tranchée. Les deux autres Beatles, Alexandra Kotey (38 ans, ‘Ringo’) et El Shafi Elsheikh (34 ans, ‘George’), anciens citoyens britanniques, ont été arrêtés en janvier 2018 par une milice kurde en Syrie et remis aux forces américaines en Irak. avant d’être expédié au Royaume-Uni. Ils ont finalement été extradés en 2020 vers les États-Unis, en Virginie, pour prise d’otages, complot en vue de tuer des citoyens américains et soutien à une organisation terroriste étrangère.
Aleksanda Kotey a plaidé coupable pour son rôle dans les meurtres en septembre et a été condamnée à la prison à vie en avril. El Shafee Elsheikh a été reconnu coupable de toutes les charges en avril et sera condamné la semaine prochaine. En 2014, l’épouse d’Aine Leslie Davies, Amal El-Wahabi, est devenue la première personne au Royaume-Uni à être condamnée pour avoir financé des djihadistes de l’EI pour avoir tenté d’envoyer 20 000 € à son mari en Syrie. Lors de son procès, à l’issue duquel elle a été emprisonnée pendant 28 mois, son mari a été dépeint comme un trafiquant de drogue avant son départ pour la Syrie.
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À leur apogée, les Beatles avaient acquis une solide réputation de brutalité, synonyme de prestige dans les rangs de l’EI. “Ils se considéraient comme les forces spéciales du califat”, expliquait fin 2020 à l’AFP l’ancien otage français Nicolas Henin, décrivant “une très grande arrogance, un niveau de conviction et de mépris des faits et une distanciation du lien à la violence assez superbe’. Selon l’ancien journaliste français devenu consultant antiterroriste, le mérite de leur surnom, issu d’un “réflexe de survie en otage”, revient à John Cantley, correspondant de guerre et “grand fan de rock ‘n’ roll”. .
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