France

L’Union européenne veut une loi sur les températures maximales sur le lieu de travail

Passagers sur le quai du RER B, en gare de Châtelet, à Paris, le 19 juillet 2022. BENJAMIN GIRET POUR LE MONDE

Au coeur de l’été, alors que l’Europe a déjà subi deux périodes de canicule, la Confédération européenne des syndicats (CES) a plaidé lundi 25 juillet pour l’adoption d’une loi qui fixerait une température maximale au travail sur le continent.

“Deux travailleurs sont morts d’un coup de chaleur en Espagne la semaine dernière. En France, pays qui ne limite pas les températures sur les lieux de travail, 12 personnes sont décédées des suites d’accidents du travail liés à la chaleur en 2020 », note la CES dans un communiqué. Le bilan s’est même alourdi jeudi en Espagne, les secours de la région de Madrid faisant état du décès “suite à un coup de chaleur” d’un homme distribuant des tracts dans des boîtes aux lettres.

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Cependant, “seuls quelques pays européens disposent d’une législation destinée à protéger les travailleurs pendant les canicules”, avec de “grandes variations” d’un pays à l’autre.

Température optimale entre 16 et 24°C selon l’OMS

Selon les syndicats affiliés à la CES, les travailleurs belges dont le travail est physiquement exigeant ne peuvent pas travailler lorsque la température dépasse 22°C. La limite est supérieure de 5°C en Hongrie pour le même type de travail, tandis que la Slovénie limite la température à 28°C sur tous les lieux de travail. Or, selon l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), la température de travail optimale se situe entre 16 et 24°C.

✅ 16°C – 24°C : température normale de travail ❗️30°C : risque d’accident du travail augmenté de 5 à 7% ‼️38°C+ : risque de… https://t.co/ImWmt7zwQi

— etuc_ces (@EUROPEAN UNION)

“Les travailleurs sont chaque jour en première ligne de la crise climatique, ils ont besoin d’une protection adéquate”, prévient le secrétaire général adjoint de la CES, Claes-Mikael Stahl. “Les conditions météorologiques ne se soucient pas des frontières nationales. C’est pourquoi nous avons besoin d’une législation européenne sur les températures maximales sur le lieu de travail”, a-t-il poursuivi dans le communiqué.

La canicule qui a frappé l’Europe de l’Ouest à la mi-juillet a tué plus de 500 personnes en Espagne et battu de nombreux records de température en France, au Royaume-Uni et au Danemark. La multiplication des vagues de chaleur est une conséquence directe de la crise climatique, selon les scientifiques, avec des émissions de gaz à effet de serre qui augmentent en intensité, durée et fréquence.

Le monde avec l’AFP