Dans la foule, le mécontentement est palpable. La crise sanitaire, les précautions et la vaccination apparaissent toujours comme les principaux moteurs de sinistres.
Avec des slogans plus classiques – Whose Street ? La rue est à nous ! – s’y ajoutent d’autres plus modernes créées pour l’occasion. Liberté pour nos enfants, prison pour Lego ! scandent les manifestants, par exemple.
Dans une foule souvent hostile aux médias, certains acceptent néanmoins de témoigner. M. Lego n’a pas réussi à gérer la crise. Il veut voler nos enfants, raconte un homme rencontré avant le début de la marche, qui accuse le gouvernement démissionnaire d’être de connivence avec les laboratoires pharmaceutiques en organisant la campagne de vaccination.
En dehors de Lego, on n’en veut plus, démissionnez, a-t-il dit, reprenant le nom donné à cet événement.
Les manifestants se sont d’abord rendus au CHSLD, où ils ont honoré d’une minute de silence les personnes âgées décédées dans ces établissements pendant la pandémie.
Les manifestants se sont d’abord rendus au CHSLD pour y déposer des fleurs et observer une minute de silence en l’honneur des personnes âgées décédées dans ces établissements pendant la pandémie.
Photo : Radio-Canada / Marie-Josée Paquette-Comeau
Il faut dire que le lieu choisi pour cet événement n’est pas anodin. C’est au coeur de la circonscription du premier ministre sortant, qui espère décrocher un quatrième mandat comme député de L’Assomption lundi.
Pour s’assurer que tout se passe bien, la police municipale de L’Assomption a reçu le soutien de la Sûreté du Québec.
Les dirigeants appellent au calme et votent
On peut s’exprimer dans la société, mais évidemment on veut que ça se fasse pacifiquement, a déclaré le chef du PQ Paul Saint-Pierre Plamondon lors d’un point de presse plus tôt samedi, avant d’ajouter : Il y a un vote le 3 octobre, tu peux t’exprimer tu es comme voter dans la boîte.
Vers 12h samedi, environ 200 manifestants étaient rassemblés au centre de L’Assomption.
Photo : Radio-Canada / Marie-Josée Paquette-Comeau
Même son de cloche de Dominique Anglade, chef du Parti libéral du Québec. Il faut faire attention, dit-elle. Nous invitons chacun à manifester pacifiquement, mais surtout à manifester son mécontentement devant les urnes.
La liberté d’expression est une valeur importante au Québec, a dit celui qui est la principale cible de cette manifestation, François Legault. En revanche, cela doit se faire dans le respect et sans intimidation, a-t-il insisté.
Plus de détails suivront.
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