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Métiers d’avenir : des emplois bien protégés du chômage

On le voit, le choc démographique que vit le Québec bouleverse le monde du travail et menace chaque jour davantage son économie. A tel point que dans deux ans plus de 200 professions seront confrontées à des pénuries de main-d’œuvre.

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Ce scénario inquiétant n’est pas le fruit d’une fiction. On la retrouve, écrite noir sur blanc, dans l’étude L’état de l’équilibre du marché du travail, récemment publiée par le ministère du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité sociale.

On y apprend aussi que non seulement la pénurie de main-d’œuvre au Québec continuera de croître – à mesure que sa population vieillit – mais de plus, d’ici 2025, des centaines de professions feront face à une pénurie de candidats possédant les qualifications minimales nécessaires pour combler les postes vacants.

L’Etat seul au front ?

La situation semble grave. Elle frappe partout et presque tous les secteurs d’activité ; des éducateurs de la petite enfance aux médecins généralistes, programmeurs, psychologues et mécaniciens d’équipement lourd.

” Pour la première fois [en 2025]les analystes du ministère écrivent que le nombre de professions en déficit et en léger déficit (204) sera supérieur au nombre de professions en balance du travail (198).

En entrevue avec Le Journal, le ministre du Travail et de l’Emploi, Jean Bullet, s’est dit conscient des défis auxquels le milieu de travail québécois devrait faire face à court terme, tout en rappelant que l’État ne peut lutter seul contre le phénomène.

Photo de Stevens LeBlanc

Jean Boulet, ministre du Travail et de l’Emploi.

“Nous devons continuer à agir sur tous les fronts et réaliser que ce n’est pas un défi qui repose uniquement sur les épaules de l’État. C’est un défi sociétal auquel tous les acteurs (employeurs, syndicats, éducation, etc.) doivent s’impliquer et s’engager. »

Très qualifié

Et ce qui rend la situation encore plus compliquée, c’est que la majorité des professions à risque de pénurie de main-d’œuvre exigent que leurs candidats aient une « forte qualification », qui n’est actuellement délivrée que par les universités ou les collèges.

“Il y a des accords qui vont disparaître et d’autres qui vont apparaître […] relativise le ministre. Nous sommes dans un marché en constante évolution qui exige de l’adaptabilité. [Cette dernière]il continue, il va passer par des formations, des reconversions et des perfectionnements ».

10 EMPLOIS TRÈS DEMANDÉS

  1. Éducatrices et assistantes en petite enfance
  2. Infirmières autorisées et infirmières psychiatriques autorisées
  3. Assistants médicaux, ambulanciers paramédicaux et préposés
  4. Enseignants du primaire et du préscolaire
  5. Enseignants intermédiaires
  6. Analystes et consultants informatiques
  7. Charpentiers
  8. Programmeurs et développeurs de médias interactifs
  9. Autres technologues et techniciens médicaux (excluant les soins dentaires)
  10. Ouvriers agricoles

“Avec Francis Halin.”