France

Meurtre d’un jeune Afghan : complice présumé du tireur interpellé à Colmar

Lui aussi. Quelques heures après l’arrestation du tireur présumé de ce meurtre, survenu le 14 août dernier, son complice présumé est désormais entre les mains de la police. Ce dernier a été interpellé à Colmar, a annoncé ce mercredi matin la procureure de Colmar Catherine Sorita-Minard.

“Trois autres personnes, dont le deuxième jeune activement recherché, ont été interpellées cette nuit vers 1h du matin dans le quartier européen de Colmar”, a-t-elle expliqué dans un communiqué, portant à quatre le nombre d’interpellations dans cette affaire. “Les investigations du juge d’instruction se poursuivent”, a ajouté le procureur, qui prévoit de faire à nouveau rapport jeudi “en fin de journée” après la fin de l’interpellation policière.

Mardi soir, des policiers du Raid et de la BRI, lourdement armés et appuyés par leurs collègues de Colmar et des CRS, avaient investi et bouclé une tour de 15 étages située à 500 mètres du lieu du meurtre, a constaté un journaliste de l’AFP.

Dérangé par les bruits de scooter

Quelques heures plus tôt à Sarcelles (Val-d’Oise), le tireur présumé avait été interpellé par la police après une semaine de cavale. Il a 17 ans et est soupçonné d’avoir tiré sur un jeune Afghan après une dispute.

Le 14 août, la victime de l’assassinat était de passage à Colmar pour retrouver des amis dans le quartier Europa, un quartier dit de la Reconquête républicaine (QRR) situé à l’ouest de cette ville touristique. Le jeune homme, réfugié en France depuis 2017, a été tué d’une balle dans la poitrine.

Alarmé par le bruit d’un scooter, Abdul Quayim Ahmadzai a demandé au chauffeur de s’éloigner. Ce dernier l’a alors insulté avant de revenir “avec plusieurs visages”, a détaillé Catherine Sorita-Minar, suite à l’ouverture d’une information judiciaire contre X pour meurtre.

Une bagarre a éclaté entre les deux groupes et “alors qu’une partie des acteurs se dispersait, un coup de feu a été tiré par une personne, selon les témoins interrogés lors de l’enquête, en direction de la victime”, selon un magistrat.