Après plus de huit mois depuis la mise en service du Grand Contournement Ouest de Strasbourg (GCO), un bilan de l’évolution du trafic sur la M35 traversant l’Eurométropole a été présenté ce mardi à la presse par la Préfecture de Basse-Rhin, le concessionnaire du A355 Arcos et Eurométropole.
Un M35 plus léger
Il s’agit d’une note “satisfaisante” selon l’état. Cela devrait permettre d’atteindre une grande partie des objectifs escomptés dans un avenir proche. Comme la suppression totale du trafic des camions transitant par Strasbourg, notamment ceux en provenance d’Allemagne et des pays de l’Est, pour fluidifier le trafic local, mais aussi pour améliorer la qualité de l’air. Résultat, une baisse “significative” sur la M35 selon la préfecture, de 33 % pour les poids lourds et de 6 % pour les véhicules légers, par jour, en semaine.
Rien que pour les camions, 90 % d’entre eux utiliseraient la nouvelle autoroute, ce qui représente entre 6 000 et 7 000 véhicules par jour en semaine. Une conséquence immédiate et très satisfaisante est la diminution des embouteillages et des retards sur la M35 : le gain de temps des automobilistes traversant Strasbourg chaque jour est estimé entre 15 et 20 minutes en heure de pointe, aller-retour. Une circulation fluide certes, mais qui en retour pourrait, craignent les autorités, inciter certains à récupérer leur voiture, à moins que la hausse du prix du carburant ne les dissuade… Les autorités ont également constaté moins d’accidents.
Améliorations attendues
Moins de trafic sur la M35, meilleure qualité de l’air ? Rien n’est moins sûr. “Trop tôt” est signalé car les évaluations sont toujours en cours et aucune donnée ne peut être communiquée. Il faudra probablement “attendre décembre pour cela”, assure la préfecture. Autre inconnue, le niveau sonore de l’A355, alors que de nombreux habitants des petites communes traversées par le GCO s’en plaignent. Encore un mystère, le retard des camions de transit qui évitent le péage de l’A355 dans sa partie centrale et qui transiteront par les routes des villages.
Là encore, s’il y a une chose qui est mal vue mais bien respectée, c’est la voie réservée au covoiturage. Une voie qui devrait participer activement à la réduction des désirs “autosolistiques”. Principale explication avancée : la difficulté d’effectuer des contrôles en toute sécurité. Un véritable échec, avouent l’Etat et l’Euro-métropole, qui estiment pourtant y voir la plus grande marge de manœuvre pour améliorer la situation. Des enseignes dynamiques devraient voir le jour.
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