France

Monkeypox : le premier cas suspect découvert en France

Alors que plusieurs cas de monkeypox ont été détectés en Europe et en Amérique du Nord, les autorités sanitaires françaises ont annoncé jeudi le premier cas suspect.

Dans une note envoyée aux professionnels de santé, que nous avons pu consulter, la DGS (Direction générale de la santé) a annoncé qu’un dossier présumé avait été ouvert « aujourd’hui, à l’Ile de France ». S’il n’a pas encore été confirmé, il s’agit du premier avertissement en France.

Des dizaines de cas suspects ou confirmés de monkeypox ont été signalés depuis le début du mois au Royaume-Uni, en Espagne, au Portugal, en Italie, au Canada et aux États-Unis.

“Tout cas suspect doit être signalé”

Si la DGS note que “les signalements sont majoritairement mineurs à ce stade” et qu'”aucun décès n’a été signalé”, elle appelle néanmoins les professionnels de santé à la vigilance “face à d’éventuels cas suspects”. “Tout cas suspect doit être signalé immédiatement à l’Agence régionale de santé de votre région”, a-t-elle ajouté.

Maladie rare originaire d’Afrique, le monkeypox, également appelé monkeypox, se caractérise par de la fièvre, des maux de tête, des douleurs musculaires et/ou dorsales pendant les cinq premiers jours. Viennent ensuite les éruptions cutanées qui atteignent le visage, la paume des mains, les pieds, sous forme de lésions, de pustules et de croûtes.

S’il n’y a toujours pas de vaccin ou de traitement, les symptômes durent de 14 à 21 jours et le patient récupère généralement spontanément. Monkeypox n’est mortel que dans de très rares cas. Le taux de mortalité sera de l’ordre de 1 à 10 %.

Le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC) doit publier son premier rapport d’évaluation des risques pour cette nouvelle épidémie “au début de la semaine prochaine”.