France

Morsures sauvages du soir : six cas potentiels recensés ce week-end à Montpellier

Le nombre de cas de morsures sauvages dans les boîtes de nuit augmente depuis plusieurs semaines. Les plaintes s’accumulent et les enquêtes s’ouvrent partout, mais l’ambiguïté reste totale. De nouveaux cas ont été recensés à Montpellier ce week-end, rapporte le quotidien Midi Libre.

Alors que le procureur a confirmé vendredi les “deux premiers cas” enregistrés dans les bars de la ville, le journal local a appris que six autres personnes affirmaient avoir été piquées à leur insu. Le premier a été pris en charge au CHU Lapeyronie samedi matin, après une soirée en boîte de nuit à Montpellier. Les cinq autres se sont rendus aux urgences dimanche après avoir assisté à un concert à l’Arena la veille au soir.

Aucune de ces personnes n’a encore porté plainte ce dimanche, précise le Midi libre.

“Si vous pensez être victime, portez plainte”

Cette nouvelle menace a débuté en février dans la région nantaise. Vingt femmes et trois hommes ont porté plainte après avoir vu une piqûre leur piquer le corps. Tout le monde est allé dans les boîtes de nuit. D’autres villes sont rapidement touchées, comme Grenoble, Béziers, Tours, Saint-Malo, Rennes ou encore Périgueux.

Certaines victimes ne témoignent que de piqûres sans effet. D’autres pensent qu’ils ont été ciblés avec des seringues contenant des médicaments non identifiés. Les autorités veulent être prudentes : à ce stade on ne peut pas parler de phénomène ou d’épidémie, comme nous le rappelions dans cet article.

#Vigilance 💉 | Le soir et les jours fériés, soyez vigilant contre les risques de morsures sauvages. Si vous pensez être victime, portez plainte au commissariat ou à la brigade de gendarmerie. pic.twitter.com/XDOYMGANWF

– Ministère de l’Intérieur @ (@Interieur_Gouv) 28 avril 2022

Mais la menace est prise au sérieux. « Le soir et les jours fériés, soyez vigilants face aux risques de morsures sauvages. Si vous pensez être victime, portez plainte au commissariat ou à la brigade de gendarmerie”, a rappelé jeudi le ministère de l’Intérieur sur Twitter.