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Moscou coupe le gaz pour la Pologne Guerre en Ukraine

Dans un communiqué, PGNiG a condamné la rupture du contrat de fourniture, qui le lie à Gazprom, qui expire à la fin de l’année. Elle a également assuré qu’elle prendrait des mesures pour rétablir ces approvisionnements en gaz et s’estimait en droit de demander une indemnisation.

PGNiG achète environ 60% des importations polonaises de gaz naturel au géant gazier russe via le gazoduc Yamal, selon le réseau BBC.

De son côté, Gazprom, cité par l’agence russe Tass, a confirmé que Varsovie doit se conformer au nouveau mode de paiement fixé par Moscou il y a un mois, sans évoquer la suspension des approvisionnements en gaz naturel.

Le 31 mars, le président russe Vladimir Poutine a signé un décret obligeant les pays hostiles à payer le lendemain le gaz russe en roubles.

La Pologne s’est avérée être l’un des alliés occidentaux de l’Ukraine, offrant certaines des mesures de soutien les plus drastiques, telles que la création d’une mission de maintien de la paix de l’OTAN ou des sanctions plus sévères.

Alors que plusieurs voix se sont élevées en faveur d’un embargo européen sur les importations énergétiques russes, les pays européens étaient conscients du risque que les sanctions imposées à Moscou n’incitent le régime de Vladimir Poutine à freiner le flux des stations pétrolières et gazières, voire à fermer complètement le robinet.

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Effets limités à court terme

Cependant, ce nouveau développement ne sera pas un problème immédiat pour Varsovie, d’autant plus que la demande de gaz naturel diminue à l’approche de la saison estivale.

PGNiG affirme que son stockage souterrain de gaz naturel est rempli à environ 80 %.

Le ministère polonais du Climat et de l’Environnement a déclaré que les approvisionnements énergétiques ne sont pas menacés et que l’accès des consommateurs au gaz naturel ne sera pas coupé. Il n’est pas nécessaire de plonger dans l’approvisionnement en gaz, a-t-il déclaré.

La Pologne prévoyait déjà de suspendre les importations de gaz, mais aussi de pétrole en provenance de Russie, d’ici la fin de l’année, lorsque le Baltic Pipeline devrait être opérationnel en octobre.

Ce projet, qui doit notamment permettre d’acheminer du gaz de la Norvège vers les marchés polonais et danois, doit atteindre sa pleine capacité d’ici la fin de l’année et doit pouvoir se substituer aux approvisionnements russes.

Ainsi, entre les deux, l’impact de la suspension des approvisionnements en gaz russe risque de se faire sentir si elle dure plusieurs semaines.

La Pologne devra probablement commencer à restreindre l’approvisionnement des plus gros consommateurs du pays, tels que les producteurs de produits chimiques, rapporte la BBC.

Plus tôt dans la journée, Varsovie a également publié une liste de 50 oligarques et entreprises russes, dont Gazprom, qui ont été sanctionnés pour geler leurs avoirs. La communication fait suite à la législation nationale adoptée au début du mois en plus des sanctions prises en coordination avec d’autres pays de l’Union européenne (UE).