France

Mulhouse. Une fillette de sept ans égorgée dans sa résidence pour personnes âgées

Une femme de sept ans a été poignardée au couteau par trois sans-abri dans son appartement, situé dans une résidence résidentielle du centre de Mulhouse, la résidence Sainte-Marie I au 14 rue Engel-Dolfus.

Le signal a été donné lundi, en milieu d’après-midi, par un ami de l’habitant, inquiet qu’il n’y ait pas de nouvelles. À leur arrivée, les policiers ont retrouvé le corps de l’occupant, âgé de 70 ans. Elle est allongée dans sa salle de bain, la gorge tranchée, avec des blessures aux bras montrant qu’elle a essayé de se défendre.

La police n’a pas tardé à contacter un homme arrêté par la police municipale dans une tentative de cambriolage à Franklin Square ce lundi après-midi. Le prévenu a été conduit au commissariat et remis au GAJ (Groupe d’Appui Juridique) qui a fait le lien entre la découverte du corps et les pièces d’identité de la victime retrouvées sur l’homme interpellé.

Interpellé par la police, cet homme de 35 ans de nationalité algérienne a révélé plusieurs identités.

La police a également contacté deux hommes qui avaient été contrôlés la veille par la brigade anti-criminalité dimanche soir, détenteurs d’un titre de transport senior de Mulhouse, Solea.

Une équipe du BAC part aussitôt en patrouille et croise deux personnes qui traînent place Franklin.

Les trois hommes sont des marginaux de nationalité algérienne, sans domicile fixe, dont deux se font passer pour des mineurs non accompagnés et présentent plusieurs identités.

Ils figurent dans plusieurs procédures à Mulhouse et Paris. L’un d’eux a été identifié par une résidente de la maison de repos comme ayant tenté d’entrer dans son appartement.

Des policiers judiciaires ont été interpellés par le parquet pour enquêter.

Le parquet de Mulhouse n’a pas pu préciser comment la troïka est entrée dans la résidence, qui était sécurisée par un système de cryptage.

Elle a confirmé l’accusation des trois accusés de vol avec violence.

A l’issue de leur présentation devant le juge des libertés et de la détention, ils ont été placés en garde à vue.