France

Normand Brathwaite : L’hypnose et le ‘n-mot’

Vu tout l’été dans la pièce Sainte-Marie-la-Mauderne, Normand Brathwaite envisage d’utiliser l’hypnose pour mieux gérer le stress qui le rend malade avant chaque représentation.

En passant par Sophie Durocher et Richard Martineau pour l’enregistrement du podcast épicé Apéro, l’acteur découvert à l’âge de 19 ans par Denise Filiatro (chez Chez Denise) a beau avoir une carrière riche en expériences scéniques, il devrait toujours emporter avec lui un cachet, avant de monter sur scène.

Si par le passé il voulait parfois annuler ses animations devant public à la dernière seconde, il s’est toutefois dit heureux de renouer avec le théâtre, notamment pour cette adaptation du film de Ken Scott La grande séduction, avec Michel Rivard et Fayol Jean Jr.

le n-mot

La biographie de Normand Brathwaite, publiée en 2012, signée de la main de la journaliste Isabelle Massey, est bien plus qu’un livre sur sa vie ou sa carrière confié à l’acteur du duo d’animateurs. Il voulait en fait raconter son parcours et la vie de ses parents, qui dans les années 1940 formaient un couple mixte, une bizarrerie pour l’époque.

Et il fallait absolument que le mot “n” soit dans le titre de sa biographie, intitulée “Travailler comme un négro sans se fatiguer”, comme dans certains classiques de la littérature, dont “Comment faire l’amour avec un négro sans se fatiguer”. Getting Fatigué » à l’immortel Danny Laferrière en faisant un clin d’œil.

Pour lui, le “mot en n” n’est pas problématique s’il est bien contextualisé. Il a également insisté sur le fait que “le problème avec le mot ‘nègre’, c’est qu’on met toujours les mots hôte de… avant”, a-t-il pointé au micro de la radio QUB.

D’ailleurs, pour lui, il faut rire de tout, surtout des minorités, car c’est un signe qu’elles existent. “On se moque des gays parce qu’on trouve ça normal, tout comme on trouve normal d’être roux. Je n’ai pas peur d’une société qui se moque d’une minorité ou de personnes différentes. Je crains une société qui ne le fait plus », a-t-il déclaré.

Cependant, il reconnaît que le racisme existe au Québec, même s’il est plus faible qu’ailleurs dans le monde et qu’il diminue de plus en plus. Dès lors, il est convaincu que si sa peau avait été plus foncée, il n’aurait pas eu la carrière qu’il a pu construire.