France

nouvelle ordonnance pour l’encadrement des meublés de tourisme

Lors du scrutin, 176 voix se sont prononcées en faveur de cette nouvelle réglementation. En fait, il s’agit du même texte qu’adopté en mars, mais amendé selon les trois points soulevés par le juge administratif. “L’ordonnance que nous avons adoptée en mars a été suspendue par le tribunal administratif en raison de six recours”, explique le président du CAPB, Jean-René Echegaray. Le juge a rejeté cinq d’entre eux mais a confirmé le sixième. Il a exprimé des doutes sur la légalité de cet arrangement. Nous avons déjà saisi le Conseil d’Etat. »

Pénurie de logements

Plutôt que d’attendre une décision qui risque de prendre plusieurs mois, les élus de la collectivité ont choisi de réécrire les parties mises en cause par la justice administrative. Ils touchent à trois points précis.

« Concrètement, le temps laissé aux personnes morales concernées pour trouver les moyens d’indemnisation, décrit Philippe Aramendi, maire d’Urrugne et conseiller communal en charge des conseils d’ingénierie et d’urbanisme et du foncier. Il faut également répondre à la question de la proportionnalité à l’objectif poursuivi. Un principe que, selon le juge, notre implantation a violé, faute de logements, ce qui complique l’indemnisation. Nous voulons cette compensation à cause du manque de logements à l’année. »

“La stratégie que nous avons adoptée est d’apporter les modifications nécessaires pour remonter jusqu’au juge du collège, en lui montrant que nous avons répondu à ses doutes”, conclut Philip Aramendi. Dans ce cas, la présente Ordonnance entrera en vigueur le 1er mars 2023.

“Ce n’est pas une nouvelle réglementation, poursuit Daniel Olchomendi, maire d’Ostabat-Asme et vice-président chargé du tourisme durable. Nous avons mieux clarifié les aspects soulevés par le tribunal, tels que la proportionnalité et l’indemnisation. Des mesures doivent être prises de toute urgence. Nous devons exprimer une forte conviction. »

Lettre “sans vergogne”

Colette Capdeviel, élue de Bayonne, acquiesce et rejette une lettre de l’Association nationale pour la promotion de la location saisonnière. Une lettre qu’elle a qualifiée d'”éhontée et cynique”.

Plusieurs élus appellent les parlementaires basques à déposer à l’Assemblée nationale une réforme fiscale jusqu’ici plus favorable aux loueurs saisonniers qu’aux loueurs à l’année.