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Nouvelle plainte de harcèlement mental | Legault : “Je fais confiance à Marie-Ève​​​​​​​Proulx”

(Québec) François Legault a réitéré mardi son entière confiance à son ancienne ministre Marie-Ève ​​Proux, visée par une nouvelle plainte de harcèlement moral. Pour l’heure, le Premier ministre s’en tient à la version de son candidat en Côte-du-Sud, affirmant “qu’il n’y avait pas de problème” avec le candidat.

Posté à 12h13

Fanny Lévesque La Presse

Le Journal de Montréal révélait mardi que l’ex-ministre du Développement économique régional doit répondre à une nouvelle plainte de harcèlement psychologique pour des événements qui auraient eu lieu après sa rétrogradation en 2021. La plaignante, Leticia Canova, ancienne attachée politique du vice-président , s’adressa au tribunal administratif du travail. Elle serait licenciée le 26 juillet 2021.

Or, selon des documents obtenus par Quebecor media, ce sera la date de la « dernière manifestation de harcèlement ». La requérante allait également faire appel de son licenciement.

“Premièrement, le harcèlement psychologique, c’est la tolérance zéro. Soyons clairs. Quand je parle à Marie-Ève ​​Proulx, elle me dit que cette personne n’a pas le droit de porter plainte. Le dossier est devant la cour, c’est la parole des uns contre les autres », s’est défendu François Legault en marge de l’annonce de sa candidate dans Laval-des-Rapides, Céline Haytayan.

“Je crois Marie-Ève ​​Proulx qu’il n’y avait aucun problème avec cette personne. Maintenant, nous attendrons la décision du tribunal”, a-t-il ajouté. M. Lego a également révélé que la plaignante allait également porter plainte à l’Assemblée nationale “et sa plainte n’a pas été mise en attente”. “En ce moment, j’ai confiance en ce bilan, en notre candidat”, a-t-il ajouté.

Ce n’est pas la première fois que le député de la Côte-du-Sud fait l’objet d’allégations de harcèlement moral. Mme Proux avait démissionné de ses fonctions ministérielles à la suite d’une rencontre avec le premier ministre en mai 2021. Un autre ancien employé du bureau électoral du député avait déposé deux plaintes contre Marie-Yves Proulx au TAT pour harcèlement psychologique et congédiement pour cause de maladie ou d’accident. . Le ministre n’a pas eu à comparaître devant le tribunal : une entente a récemment été conclue entre les parties.

De plus, au moins une douzaine de personnes dans son cabinet ont quitté ou ont été licenciées depuis le début de son mandat.

Ainsi, les événements rapportés par Le Journal de Montréal seraient survenus après sa démission. Pourtant, le Premier ministre s’est engagé en mai 2021 à « suivre de près la situation ».

« L’année dernière, nous avons eu des informations selon lesquelles il y avait un climat de travail difficile dans le bureau de Mme Pruks. Nous l’avons rencontrée, nous lui avons fourni des services, elle a eu droit aux services d’un entraîneur, entre autres, et malheureusement, nous nous rendons compte que la situation ne s’est pas suffisamment améliorée. […] Je suis obligé de conclure qu’elle ne peut pas rester ministre”, avait-il déclaré à l’époque. Marie-Ève​​​​ Proulx avait perdu son ministère mais demeurait membre du groupe.

Marie-Ève ​​​​​​​​​​Proulx doit partir, selon Anglade

Le chef libéral Dominique Anglade estime que François Legault n’a d’autre choix que de montrer la porte à son candidat dans Côte-du-Sud, où Marie-Eve Proux se bat pour un second mandat. “Pour moi, la tolérance zéro, ce ne sont pas que des mots. Ce sont des principes, des valeurs, des actions. Ce n’est pas quelque chose qui flotte dans l’air”, a-t-elle déclaré en entrevue avec La Presse.

« Ne le supporte pas [François Legault] aurait dû agir plus tôt. Il est grand temps qu’il agisse”, a-t-elle ajouté, confirmant qu’il s’agit “d’une question de principes et de valeurs”. “Nous sommes en 2022, ce genre de comportement est inacceptable”, a-t-elle déclaré.

Dominique Anglad a montré la porte à la députée Marie Montpetty en l’expulsant du caucus libéral en novembre dernier après qu’elle ait fait l’objet d’allégations de harcèlement moral et d’intimidation. À l’époque, La Presse révélait que Mme Anglad avait reçu une plainte écrite de harcèlement moral dirigée contre Mme Montpetit, en plus d’avoir été avisée d’allégations de même nature la concernant.