Le secrétaire d’Etat à Bercy succède à Gabriel Attale, souvent considéré comme ingrat et particulièrement exposé.
Jusqu’à présent, le secrétaire d’Etat peu vu auprès du ministre de l’Economie, des Finances et de la Reconstruction, chargé de l’Economie sociale, solidaire et responsable, va soudainement se dévoiler. Selon nos informations, Olivia Grégoire remplacera Gabriel Attal comme porte-parole du gouvernement dans les prochaines heures.
Une place bien plus exposée pour la candidate aux législatives dans la douzième circonscription de Paris, qui devra communiquer dès la rentrée sur le dossier brûlant de la réforme des retraites.
Bientôt au gouvernement
L’ancien député LREM, élu en 2017, ne s’est jamais heurté au suffrage français. La femme de 43 ans a eu une carrière politique de conseillère et de collaboratrice avant d’arriver à l’Hémicycle.
Sous la direction de Jacques Chirac, diplômé de Sciences Po Paris et de l’Essec, il travaille à Matignon comme chef de projet auprès de Jean-Pierre Raffarin, alors Premier ministre. Sous la présidence de Nicolas Sarkozy, elle assiste Xavier Bertrand au ministère de la Santé. Une expérience qu’elle met au service du parti des macronistes en 2017.
La mère de deux enfants, en lien avec un spécialiste des effets spéciaux – elle avait joué avec sa famille dans le match à Paris en 2021 – est alors devenue porte-parole des Marcheurs à l’Assemblée et vice-présidente de la commission des Finances.
Arrivée au gouvernement en juillet 2021 après le changement, elle rejoint l’ère Castex à la secrétairerie d’Etat, chargée de l’économie sociale, solidaire et responsable sous l’égide de Bruno Le Mer. Aujourd’hui, son mentor à Bercy la soutient aux législatives de juin. “Merci, cher Bruno le Mer, pour votre soutien continu et votre amitié”, a-t-elle répondu ce vendredi.
Expérience économique et référendum
Au rendez-vous, l’élu a travaillé sur plusieurs dossiers économiques en lien avec les entreprises en tant que chef de file du groupe de travail informel des députés LREM sur les TPE/PME. Présidente de la commission spéciale chargée d’examiner le projet de loi Pacte en 2018 et 2019, elle a poursuivi son expertise et étudié la place des entreprises dans la société et les transformations possibles.
Une expérience qui lui servira sans aucun doute sur le bureau du rapport du Conseil des ministres aux journalistes et au paysage médiatique. Surtout dans un contexte économique particulier, entre inflation et croissance stagnante.
Lors de la crise avec les gilets jaunes, elle s’est fait remarquer, prônant avec force la tenue de référendums régionaux. Deux ans plus tard, elle est chargée de communiquer la campagne de Benjamin Grivo à la mairie de Paris. Un poste visant à consulter les territoires et à gérer un scandale lié à la diffusion d’images à caractère sexuel, qui lui servira également après avoir enfilé la grosse veste de l’orateur.
Très fidèle à son chef, elle a défendu les prises de position d’Emmanuel Macron pendant la campagne présidentielle, étouffée par son arrogance lors du débat d’entre-deux tours. « Donnante », « à l’écoute », « fédératrice », elle n’a pas manqué d’éloges, comme le rapporte franceinfo. “Il a justifié point par point ce qui avait été fait en cinq ans, en acceptant quoi qu’il en coûte”, s’est-elle vantée.
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