France

Olivier Veran n’est pas favorable au retour immédiat du masque

15 h 52, le 10 juillet 2022

Le masque va-t-il redevenir obligatoire en France, du moins dans les transports dans un premier temps ? La question est sur toutes les lèvres, surtout après la décision de Christian Estrosi, maire de Nice (Alpes-Maritimes), de la rendre à nouveau obligatoire mercredi 6 juillet. Mais deux jours plus tard, le tribunal administratif a suspendu la mesure, jugeant qu’il n’y avait pas de “raisons convaincantes” en l’état actuel. Du côté du gouvernement, le dossier est réglé pour l’heure, a expliqué Olivier Veran, son porte-parole, lors du Grand Jury de RTL ce dimanche. Une décision qui va dans le sens des propos tenus par son successeur au ministère de la Santé, François Brun.

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Aucune obligation, mais vigilance

Ce dernier était défavorable au devoir dans les transports tout en le soutenant. Interrogé sur le sujet, le porte-parole du gouvernement a estimé que les Français avaient déjà repris l’habitude de le porter, “vous avez dû remarquer que c’est le retour du masque sur tous les visages”, a-t-il déclaré, malgré les visages dubitatifs de ses interlocuteurs. au grand jury. Mais le discours est le même, les précautions s’imposent : “Le virus circule de plus en plus, on est dans une période où il faut être encore plus prudent, et les Français ont intégré que quand le virus circule, ils ont des cas dans leur environnement et non ils veulent tomber malades, alors ils se protègent. »

️Coronavirus : “Le port du masque n’a pas besoin d’être remis dans la loi”, assure Olivier Veran (@olivierveran), tout en appelant à la vigilance. #LeGrandJury pic.twitter.com/zeAq1wYO7H

– Le Grand Jury (@LeGrandJury) 10 juillet 2022

Alors même si l’épidémie repart, inutile de remettre “le masque dans la loi”, a souligné ce dimanche Olivier Véran. Autre argument mis en avant par l’ancien ministre de la Santé : le fait que la France soit l’un des “pays les plus vaccinés au monde”. “Nous sommes un pays très bien vacciné […] Pour un nombre de cas donné, il y a moins de cas graves et moins de risque de saturation hospitalière. Ce sont précisément tous ces paramètres qui font qu’aujourd’hui nous n’estimons pas nécessaire d’inscrire des obligations dans la loi. Mais s’il n’y a pas d’obligations, la “vigilance” ne doit pas diminuer.

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Vacciner les plus vulnérables

Le 7 juillet, le président du Conseil consultatif sur la stratégie vaccinale contre le Covid-19, Alain Fischer, expliquait sur BFMTV qu’il n’était pas “contre l’obligation de porter un masque” car il estimait que c’était “un acte de civisme”. L’appliquer serait aussi “une façon de marquer les esprits” et aurait du sens dans certains lieux fermés comme le travail et les transports. Il y a un jour, le Premier ministre a recommandé qu’il soit placé dans ces fameux lieux fermés, niant toute obligation. Elle a encouragé les personnes les plus vulnérables à se faire vacciner.

Un appel répété dans nos colonnes par Arnaud Fontane, professeur d’épidémiologie et membre du Conseil scientifique : « La vaccination reste le principal atout pour protéger les plus vulnérables, même si les injections sont répétées. »